La circulation automobile n'a pas été perturbée, mais les participants ont décidé de durcir le ton jeudi en bloquant le trafic. Leurs voitures ont été garées dans les rues autour du parlement. La dislocation a commencé vers 11h30.

La manifestation était sobre. Des discours ont été prononcés par des représentants du secteur. Tous n'étaient pas présents. Il y avait notamment des membres des associations Elite Taxi, Ingoboka et BTF (Fédération bruxelloise des taxis).

Des députés ont été interpellés par les chauffeurs à leur arrivée au parlement. Jamal Ikazban (PS) a notamment pris le temps de discuter avec les manifestants

L'annonce du blocage pour jeudi a été faite lors des discours en fin de rassemblement. "Jeudi, on veut bloquer la ville, car on nous parle de sparadrap pour réparer les décisions de justice", rapporte Sam Bouchal, secrétaire général de la Fédération bruxelloise des taxis. "En une semaine, ils ont trouvé une solution pour contourner les décisions de justice, alors qu'en sept ans ils n'ont pas trouvé de solution pour bloquer la concurrence déloyale".

Les chauffeurs défendent que ce sont les acquis sociaux qui sont en jeu face à une libéralisation extrême du monde du travail. "Le pouvoir judiciaire reconnaît qu'Uber est un système frauduleux et le pouvoir législatif pense directement à passer au-dessus des décisions de justice en créant de nouvelles législations qui visent à pervertir notre modèle de société", avait réagi Sam Bouchal. "Sous prétexte de modernité, on accepte de ramener les conditions de travail à ce qu'elles étaient au XIXème siècle. Si cette "ubérisation" est acceptée dans notre secteur, elle pourra plus facilement se propager à d'autres secteurs. On parle de bain de sang social, mais 40% des chauffeurs Uber font cette activité en complément d'un autre emploi." Il avance que plusieurs centaines de contrats à durée déterminée sont disponibles à Bruxelles, mais qu'il faut revoir et ouvrir l'accès à la profession et à la formation.Une centaine de chauffeurs de taxis, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, se sont rassemblés à pied mardi à partir de 09h00, rue du Lombard, devant le parlement bruxellois, pour s'opposer à la proposition d'ordonnance temporaire prise en faveur des travailleurs liés à Uber. La circulation automobile n'a pas été perturbée, mais les participants ont décidé de durcir le ton jeudi en bloquant le trafic. Leurs voitures ont été garées dans les rues autour du parlement. La dislocation a commencé vers 11h30.

La manifestation était sobre. Des discours ont été prononcés par des représentants du secteur. Tous n'étaient pas présents. Il y avait notamment des membres des associations Elite Taxi, Ingoboka et BTF (Fédération bruxelloise des taxis).

Des députés ont été interpellés par les chauffeurs à leur arrivée au parlement. Jamal Ikazban (PS) a notamment pris le temps de discuter avec les manifestants

L'annonce du blocage pour jeudi a été faite lors des discours en fin de rassemblement. "Jeudi, on veut bloquer la ville, car on nous parle de sparadrap pour réparer les décisions de justice", rapporte Sam Bouchal, secrétaire général de la Fédération bruxelloise des taxis. "En une semaine, ils ont trouvé une solution pour contourner les décisions de justice, alors qu'en sept ans ils n'ont pas trouvé de solution pour bloquer la concurrence déloyale".

Les chauffeurs défendent que ce sont les acquis sociaux qui sont en jeu face à une libéralisation extrême du monde du travail. "Le pouvoir judiciaire reconnaît qu'Uber est un système frauduleux et le pouvoir législatif pense directement à passer au-dessus des décisions de justice en créant de nouvelles législations qui visent à pervertir notre modèle de société", avait réagi Sam Bouchal. "Sous prétexte de modernité, on accepte de ramener les conditions de travail à ce qu'elles étaient au XIXème siècle. Si cette "ubérisation" est acceptée dans notre secteur, elle pourra plus facilement se propager à d'autres secteurs. On parle de bain de sang social, mais 40% des chauffeurs Uber font cette activité en complément d'un autre emploi." Il avance que plusieurs centaines de contrats à durée déterminée sont disponibles à Bruxelles, mais qu'il faut revoir et ouvrir l'accès à la profession et à la formation.