La situation ne plaît pas au conseiller de l’opposition uccloise Emmanuel De Bock (Défi). Avec le passage au stationnement payant dans le bois, il craint des répercussions pour les rues uccloises adjacentes. “À partir de 18 h, le stationnement n'est plus payant dans les rues qui bordent le bois à Uccle. Dans le bois, la ville de Bruxelles le laisse payant jusqu’à 21 h. Que vont faire les gens à votre avis ?” L’élu Défi s’inquiète aussi pour les zones bleues de la commune qui sont à quelques centaines de mètres du bois. “Les gens mettront leur disque deux heures iront faire leur balade ou leur jogging puis reviendront. Ça va encombrer totalement les axes d’Uccle.” D’autant plus, remarque le conseiller, que pour 2 heures de stationnement, Bruxelles demande 3 euros et Uccle 2 euros.

Le mandataire amarante a donc déposé une motion au conseiller communal proposant qu’Uccle demande à Bruxelles-Ville de lever le stationnement payant tant qu’il n’y a pas eu de concertation entre les deux communes.

Motion trop tardive

Emmanuel De Bock souhaiterait voter cette motion en urgence au conseil communal de ce jeudi soir. Sauf qu’il l’a transmise à l’administration après le délai de dépôt prévu par le règlement. Aucune disposition d’urgence n’existe dans le règlement intérieur pour les motions. Le texte risque donc d’être reporté d’un mois, au prochain conseil. “De plus, il faut motiver l’urgence ce qui est compliqué ici. Nous sommes prêts à discuter, mais lors du prochain conseil quand tout le monde aura eu le temps d’y réfléchir”, nous explique le cabinet du bourgmestre. 

Le bourgmestre Boris Dilliès (MR), nous précise tout de même que la commune n’a pas attendu Emmanuel De Bock pour se pencher sur les aspects juridiques du passage au stationnement payant dans le bois. Pour le moment, pas de contre-attaque uccloise en vue. Rappelons que la compétence “tarif de stationnement” reste communale et donc propre à Bruxelles pour le bois. Les leviers semblent donc limités pour Uccle... Côté Bruxelles-Ville justement, l'échevin à la mobilité ne souhaite pas réagir pour le moment et évaluera la motion si elle est adoptée.