Bruxelles L’association Zero Waste Belgium accompagne de plus en plus de citoyens souhaitant réduire leur production de déchets.

Diminuer son empreinte sur l’environnement en adoptant des comportements de consommation sobres mais aussi adopter une alimentation plus saine en privilégiant les produits frais, tels sont les deux objectifs principaux poursuivis par les adeptes du zéro déchet. Et pour aider les novices en la matière dans leurs changements de pratiques, l’association Zero Waste Belgium propose des séances de coaching entièrement gratuites.

Auriane, originaire de Bruxelles-Ville, fait partie des quarante nouveaux coachs bruxellois que compte l’ASBL. "Via l’association, nous tentons de mettre en contact un coach et un apprenti qui habitent le même quartier car la politique du zéro déchet est très locale. Nous organisons trois rencontres : une chez le coach, une chez l’apprenti pour que celui-ci montre ses habitudes de consommation et ses déchets et enfin une séance shopping à deux. La méthode s’adapte en fonction des demandes de l’apprenti car celles-ci varient fortement", explique Auriane, qui s’apprête à rencontrer son deuxième apprenti.

Les binômes coach/apprenti sont formés par l’association en fonction des profils de chacun. "On essaie de faire en sorte que les deux personnes aient le même style de vie. À titre d’exemple, une famille n’a pas les mêmes demandes qu’une personne seule et végétarienne. Cette dernière ne pourra pas lui indiquer où trouver de la viande en vrac dans leur quartier", détaille la jeune femme.

Depuis le lancement de la phase test en août dernier, 58 apprentis ont déjà pris part à ces séances de coaching. Un chiffre qui coïncide avec le développement de la pratique du zéro déchet en Région bruxelloise. "Quand j’ai commencé à faire attention en 2015, il y avait zéro magasin en vrac dans mon quartier et maintenant, c’est déjà le quatrième magasin qui vient d’ouvrir à proximité de chez moi. J’étais obligée de me rendre au Marché des Tanneurs jusque-là. Même dans mon entourage, c’est incroyable comme les gens ont évolué et à quel point cette pratique se répand", commente la bénévole.

Une pratique également bénéfique pour le portefeuille des Bruxellois selon la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (CDH). "Cela permet de réduire ses dépenses en apprenant à faire soi-même ses produits d’entretien ou ses cosmétiques, en achetant moins et donc en privilégiant la réutilisation. Le zéro déchet est une formule gagnante pour les ménages et pour l’environnement. Celui-ci doit être considéré comme une opportunité et non comme une contrainte", précise son cabinet.