Réintégrer la nature en ville. Voilà l’objet d’une proposition de résolution d’Aurelie Czekalski (MR) votée à l’unanimité vendredi dernier au parlement bruxellois.

Le texte sur la végétalisation des bâtiments publics a été débattu en commission Développement territorial. Des amendements notamment concernant les meilleures techniques à utiliser pour limiter les besoins d’entretien (consommation d’énergie liée à l’arrosage, etc.) en vue du développement des murs végétaux ou encore en élargissant les fonctions des toitures à la production d’énergie, à l’agriculture urbaine ou à une combinaison de ces différents éléments ont été apportés.

"Des mesures doivent être prises. L’une d’entre elles vise à réintroduire la biodiversité, est la végétalisation des murs et des toits. Dans ma résolution, je demande au gouvernement bruxellois de réaliser un cadastre de l’ensemble des bâtiments dont la Région est propriétaire afin de connaître les possibilités en matière de végétalisation des toits et des façades", explique Aurélie Czekalski.

"Pour tous les bâtiments existants, je souhaite que des études soient menées pour évaluer l’opportunité de les végétaliser et le coût. Pour les nouvelles constructions, il s’agira de prendre en compte les contraintes techniques en vue de mettre en place, autant que possible, des toitures et des murs végétaux mais aussi d’utiliser des biomatériaux", précise la députée libérale.

Actuellement, un Bruxellois sur cinq n’a pas accès à un espace vert à proximité de son domicile. En chiffres absolus, cela représente 264.000 habitants. "Les autorités bruxelloises ont donc encore beaucoup de progrès à faire. Le territoire n’est pas extensible et il est difficile de créer de nouveaux espaces. Différentes études ont également prouvé l’effet positif de la végétalisation des bâtiments sur l’état d’esprit et la santé mentale des personnes", conclut Aurélie Czekalski.