Bruxelles

La grogne touche le secteur depuis le début du mois de juin.

Le deuxième "Mardi des blouses blanches", organisé par la CNE, mobilise le personnel soignant des hôpitaux en Wallonie et à Bruxelles où diverses actions sont menées. Le personnel soignant dénonce les conditions de travail.

Le secteur critique notamment le "raccourcissement de la durée de séjour et l'évolution technologique qui ont pour impact l'intensification du travail, la déshumanisation et une surcharge administrative, la destruction des solutions de fin de carrière, la recherche toujours plus grande de profit et la commercialisation de la santé", la réduction des budgets, la réforme des hôpitaux et la pénurie de personnel infirmier.

La Ligue des usagers des services de santé (LUSS) et les associations de patients soutiennent le mouvement des "blouses blanches". "Les patients constatent, eux aussi, que le manque de personnel engendre des soins de moindre qualité et mettent en péril l'accessibilité des soins de santé dans les hôpitaux. Cela signifie concrètement qu'il est souvent impossible de pouvoir poser des questions, être informé, décider avec l'aide du soignant des soins à envisager", estime lundi la LUSS dans un communiqué. "Les consultations sont extrêmement rapides, et rencontrer le médecin en charge de son cas devient très difficile. L'épuisement et le mal-être des soignants engendrent un manque de coordination et des tensions au sein du personnel et avec les patients. Les soins et les traitements sont réalisés en vitesse, de manière inadaptée et, parfois, ne sont pas réalisés du tout."

"Cette accélération généralisée met à l'épreuve les soignants et leurs relations avec les patients", dit encore la ligue. La grogne touche le secteur depuis le début du mois de juin. Le 3 juin, une grève de 24 heures avait été organisée dans les hôpitaux publics bruxellois du réseau Iris. Le lendemain, la CNE organisait son premier "Mardi des blouses blanches" en Wallonie et à Bruxelles. Le 5 juin, c'était au tour du syndicat libéral de déposer un préavis de grève pour les hôpitaux privés bruxellois et enfin le Setca fermait la marche, le 6 juin, en déposant lui aussi un préavis de grève pour tous les hôpitaux de la zone Bruxelles-Hal-Vilvorde.