Javier Carrera venait juste de se réveiller, lundi dernier, lorsqu’il a découvert la mauvaise nouvelle : la fenêtre de sa voiture venait une encore fois d’être brisée. L’intérieur de son Opel a été fouillé, du coffre à la boîte à gants. Ni une ni deux, Javier se rend au commissariat de la rue Démosthène pour porter plainte.

Et là nouvelle surprise : il découvre dans la file que son voisin du numéro 61, M. Hamadi, est venu porter plainte pour la même raison. Une troisième personne se tourne vers eux : à lui aussi, on a éclaté la fenêtre de sa voiture la nuit passée. Alors, assistons-nous à une recrudescence des dégradations de véhicule dans le quartier de Cureghem ? Selon, les informations transmises par la zone de police Bruxelles-Midi : "six plaintes ont été transmises pour des faits similaires lundi dernier".

Nous retrouvons Javier devant chez lui, dans la rue des deux gares. Il montre le trottoir : "Elle était garée là. J’en ai marre, ça fait déjà quatre fois que ça m’arrive." Nous remontons la rue des deux gares en direction du domicile de M. Hamadi, le voisin. Sur le passage piéton, une BMW blanche passe devant nous. Sa fenêtre arrière est recouverte avec un carton. Javier Carrera court pour lui demander de s’arrêter et témoigner. Il s’agit du patron du carwash du coin. Nous le retrouverons plus tard. Nous avons rendez-vous avec M. Hamadi. Qui nous attend.

Il nous montre les procès-verbaux qu’il a déposés au commissariat : "J’ai deux voitures, la mienne a été vandalisée début mars et ma voiture de fonction lundi dernier. Ce n’est pas croyable à chaque fois ça me coûte 450 euros." De son côté, Javier Carrera reste sarcastique : "On n’a pas le temps de réparer que ça recommence."

Nous retrouvons Ahmed, le gérant du carwash. Sa BMW a été endommagée via le même modus operandi : la vitre latérale brisée, toujours en pleine nuit. Il constate que plusieurs de ses clients ont vécu la même mésaventure : "Chaque semaine, j’ai deux ou trois personnes qui viennent me voir avec une vitre cassée", assure-t-il.

Javier Carrera et son voisin sont certains qu’il s’agit d’un groupe organisé qui s’attaque à leurs voitures : "Ce n’est pas possible de fouiller autant de voitures en si peu de temps, il faut être plusieurs." Ils accusent la police de rien faire pour régler le problème : "Il y a des caméras partout dans la rue. Pourquoi ne peut-on pas les arrêter ? On est laissé à l’abandon."

Du côté de la police, on assure que "les plaintes ont bien été transmises au parquet de Bruxelles et qu’il n’y a pas de recrudescence au niveau des chiffres".