Cette année, le débat sur la décolonisation a été relancé avec des manifestations et des débats, notamment sur la présence de symboles coloniaux dans l'espace public de la Région de Bruxelles-Capitale. Bon nombre de statues de Léopold II ont été déboulonnées. Afin d'assurer un débat le plus large et le plus serein possible sur ce sujet sensible, un appel à candidature a été lancé.

À l'initiative du secrétaire d'État à l'Urbanisme et au Patrimoine, Pascal Smet (one.brussels), 16 candidats ont été sélectionnés pour donner des avis sur l'avenir des symboles coloniaux dans notre capitale. Lors de la sélection, l'attention a été portée sur une expérience pertinente dans le domaine de la décolonisation. Une expertise avérée dans le domaine du patrimoine, de l'histoire coloniale et/ou la connaissance de la diaspora burundaise, congolaise ou rwandaise a été prise en compte.

"Il y a régulièrement des discussions sur la question: faut-il oui ou non retirer les symboles coloniaux de notre espace public. Avec mes collègues du gouvernement bruxellois, nous voulons maintenant nous faire conseiller. Comment faire face à cette période coloniale qui revient sans cesse dans nos rue, nos statues ou par autres références ? Est-ce qu'on l'enlève, est-ce qu'on le contextualise ou est-ce qu'on fait quelque chose de complètement différent ? Par exemple, plaçons-nous un mémorial pour la décolonisation de Bruxelles ? Il y a beaucoup de questions", déclare Pascal Smet, secrétaire d'État au Patrimoine et à l'Urbanisme.

La tâche du groupe de travail est de formuler un avis sur la décolonisation de l'espace public sous la forme d'un rapport final. Le rapport consistera en des fiches, des mesures concrètes et un plan d'action pouvant être mis en œuvre à court et à long terme. Le gouvernement bruxellois attend le rapport final à la fin de 2021 et prendra en compte les recommandations avant d'agir sur la décolonisation de l'espace public. Il sera également tenu compte d'autres initiatives au niveau fédéral et local ainsi que dans les communes.

La première réunion aura lieu mi-novembre. En raison des mesures sanitaires, jusqu'à nouvel ordre, cela ne se fera que par voie digitale.