Le prévenu avait rencontré la jeune femme, serveuse, dans un bar de Leeuw-Saint-Pierre en 2013. Depuis lors et jusqu'en 2019, il n'a cessé de chercher à entrer en contact avec elle, malgré le fait qu'elle lui ait dit dès décembre 2013 qu'elle ne voulait plus avoir affaire à lui.

L'homme a pourtant continué à la bombarder de messages. Il se présentait à son domicile sans y être invité et avait également rejoint une fête à laquelle la victime participait avec des amis à Bruxelles.

En 2017, la police a auditionné le trentenaire à deux reprises à propos de ces faits, sans que ce dernier change pour autant de comportement. Il a encore envoyé un message de Saint-Valentin à la jeune femme en février 2019 et, deux mois plus tard, il s'invitait à une réunion familiale de la victime.

Celle-ci a alors soupçonné que son harceleur la suivait, une crainte avérée par la découverte d'un traceur GPS sur le véhicule de la jeune femme. "La police a saisi l'appareil. Peu après, le prévenu a déposé plainte pour le vol de ce traceur", a exposé le ministère public. Le trentenaire "a reconnu l'avoir placé environ six mois auparavant sur la voiture et avoir régulièrement changé les piles depuis lors."

Devant le tribunal lundi, le parquet a requis une peine de 15 mois de prison, assortie d'un sursis sous de strictes conditions, ou une peine de probation autonome (qui consiste en l'obligation de respecter des conditions particulières durant une période imposée).

La défense a, elle, plaidé pour une suspension probatoire. "Mon client n'a jamais eu de mauvaises intentions. Il estimait que cette jeune femme avait une vision erronée de lui et voulait rectifier cette perspective lors d'un entretien en tête-à-tête", a affirmé l'avocat. "Il doit conserver un casier judiciaire vierge pour pouvoir garder son emploi."

Le tribunal rendra son jugement le 15 mars.