Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, le 5 mars dernier, un marchand de moutons à quatre mois de prison avec sursis, à 6.000 euros d'amende et à une interdiction définitive de détenir tout animal, a communiqué mercredi l'association Animaux en Péril. 

"Selon moi, le prononcé d'une interdiction à vie de détenir n'importe quel animal, prévue par la loi de 1985 sur le bien-être animal, est une première", a déclaré Jean-Marc Montegnies, président d'Animaux en Péril. "Les équipes d'Animaux en Péril, du Rêve d'Aby, d'Equi'Chance et d'Animal sans Toit ont été appelées, le 20 août 2018, sur les lieux d'une saisie policière de dizaines d'ovins à Haren", a relaté Animaux en Péril.

"Soixante-cinq moutons étaient détenus, en mauvais état de santé et dans des conditions inadmissibles. Ils étaient destinés à être abattus pour l'Aïd El Kebir. Mais le propriétaire n'avait pas de permis d'environnement pour la détention de son troupeau et ne disposait pas d'autorisation d'abattage", a précisé l'association de protection des animaux.

Le 16 janvier 2020, la police était à nouveau intervenue chez le prévenu, pour dresser le même constat, puis une troisième fois encore, six mois plus tard.

"Lors du procès, il a été révélé que l'éleveur amateur fournissait des carcasses de bovins à un commerce de viande bruxellois. L'enquête a fait apparaître qu'il disposait d'un atelier de découpe clandestin", a encore déclaré Animaux en Péril.

"Nous croisons les doigts pour que le tribunal correctionnel de Tournai, qui aura à juger en juin prochain un marchand de chevaux d'Ogy, multirécidiviste, soit inspiré par le prononcé du tribunal bruxellois", a insisté Jean-Marc Montegnies