Bruxelles Ce code contiendra notamment la liste des reptiles autorisés en région bruxelloise.

Savez-vous quel reptile vous pouvez avoir chez vous ? Et dans quelles conditions vous pouvez détenir ce dernier ? Bientôt, tout cela sera théorisé et mis en œuvre légalement dans le nouveau code bruxellois du bien-être animal.

En cette journée mondiale des animaux, c’est l’un des engagements annoncés par le nouveau ministre bruxellois du Bien-être animal Bernard Clerfayt (Défi) : un code qui pose les nouvelles bases légales de la protection des animaux en région bruxelloise. "Les lois en matière de bien-être animal reposent actuellement sur un cadre juridique datant de 1986. Il est temps de dépoussiérer tout ça", déclare le ministre. Dans ce code, se trouvera, par exemple, la liste légale des reptiles que les Bruxellois peuvent détenir chez eux. Le document se basera sur l’inventaire précédemment élaboré par Bruxelles Environnement. "Actuellement, le citoyen peut détenir n’importe quel reptile chez lui, il n’y a aucune interdiction. Cela peut entraîner certains problèmes : logement inadapté, espèces dangereuses, etc." Ce travail sera également effectué pour les oiseaux. "Certaines personnes détiennent des rapaces ou des races d’oiseaux qui sont hors de leur habitat naturel."

En outre, le bourgmestre empêché de Schaerbeek prévoit la mise en place d’un permis de détention d’animaux. À l’instar de ce qui a été fait en Wallonie, la Région bruxelloise aimerait contrôler la détention d’animaux de compagnie sur son territoire. "C’est pourquoi on va aussi continuer de développer les équipes d’agents au service du bien-être animal. Bruxelles Environnement va continuer de travailler de pair avec les gardiens de la paix et les agents de police qui seront spécialement formés à cette matière. Il faut les former aux premiers réflexes à avoir face à des situations avec des animaux, tout comme les pompiers d’ailleurs."

Le ministre aspire par ailleurs à un meilleur encadrement des expérimentations animales. "Il y a encore six ou sept centres en région bruxelloise qui ont recours à ce genre d’expérience. Si on les interdit, ça ne va faire que déplacer le problème. Je pense donc qu’il faut poser un vrai cadre légal qui tend à limiter ces expériences et la souffrance animale qui en découle."

Enfin, Bernard Clerfayt entend, au sein de ce code également, établir un véritable plan pigeon pour Bruxelles. "La méthode des graines n’est pas idéale car elle risque de nuire à d’autres animaux qui les mangeraient. Je pense, par exemple, aux moineaux qui sont en danger à Bruxelles. Il faut réfléchir à la méthode la plus efficace et douce possible."

Pour ce dernier, "si le bien-être animal suscite autant l’intérêt des Bruxellois, c’est parce que cela vient réveiller notre empathie". C’est pourquoi le ministre rappelle l’importance de cette matière, "qui passe d’ailleurs devant la propreté publique ou le tourisme aux yeux des Bruxellois d’après un sondage récent réalisé par Gaia".Mathilde de Kerchove