Bruxelles C’est la solution structurelle choisie par la commune de Saint-Josse et la plateforme des mosquées.

Moins de 330 sacrifices dans les abattoirs temporaires le 24 septembre dernier contre plus de 1.720 l’an passé : le boycott du sacrifice du mouton à l’occasion de l’Aïd-el-kébir a été massivement suivi par la communauté musulmane de Bruxelles. Une mobilisation visant à protester contre l’interdiction du sacrifice sans étourdissement dans les abattoirs provisoires en Flandre et en Wallonie.

Si les abattoirs temporaires étaient toujours autorisés en Région bruxelloise cette année, ce ne sera sans doute plus le cas en 2016. La secrétaire d’État bruxelloise en charge du Bien-Être animal, Bianca Debaets (CD&V), a déjà annoncé qu’elle ferait une proposition en ce sens au gouvernement. Les alternatives prônées seraient dès lors les dons.

Afin de permettre aux musulmans de pouvoir pratiquer leur culte dans le respect de la tradition dans les années à venir, le bourgmestre de St-Josse, Emir Kir (PS), et l’échevine des Cultes, Béatrice Meulemans (SPA), ont déjà rencontré à plusieurs reprises la plateforme regroupant les mosquées de St-Josse et de ses alentours.

Après avoir songé à mettre en place des sites d’abattage mobiles, les autorités locales et la plateforme des mosquées ont finalement décidé de privilégier une autre option consistant à construire un nouvel abattoir fixe sur le territoire de St-Josse. Dans ce cadre, une délégation se rendra dans les villes de Gand et Genk qui ont déjà opté pour cette solution structurelle. "Nous prendrons contact avec nos homologues lors de la 1re visite qui se déroulera à Gand en octobre et puis nous irons à Genk. Si ces visites sont concluantes, on s’engagera dans cette voie", affirme Emir Kir.

Ces visites doivent notamment permettre d’en savoir plus sur les paramètres du bâtiment pouvant accueillir cette activité et sur son modèle économique. "Même si nous affectons un bâtiment communal à cette fonction, il faudra trouver des gestionnaires extérieurs pour exploiter les lieux tout au long de l’année", précise le maïeur tennodois.