Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé, mercredi, une peine de travail de cent cinquante heures à l'encontre d'un jeune policier coupable de coups et blessures volontaires. 

Un autre policier, suspecté d'avoir été co-auteur de ces coups, a été acquitté, et trois autres, dont un commissaire, ont également été acquittés de non-assistance à personne en danger dans cette affaire. Les policiers avaient tous été renvoyés devant le tribunal après qu'un homme avait été violenté dans le commissariat du Marché au Charbon à Bruxelles, le 10 septembre 2014. Le tribunal a disqualifié la prévention de traitement inhumain et dégradant en coups et blessures volontaires, concernant les deux premiers prévenus.

"Il s'agissait de violences injustifiées mais sans volonté d'infliger une humiliation. La victime était jambes nues mais pas plus dénudée qu'à la plage ou à la piscine", a estimé le juge.

Celui-ci a déclaré le premier prévenu coupable de coups et blessures et a retenu comme circonstances atténuantes son jeune âge, son inexpérience au moment des faits et le comportement ingérable de la victime. Il a prononcé une peine de travail de cent cinquante heures à l'encontre de ce jeune inspecteur qui a déjà subi une lourde sanction disciplinaire et a démissionné.

Concernant son collègue, le juge a estimé qu'il n'était pas établi qu'il avait participé aux faits. Il l'a acquitté des coups et blessures.

Le juge a acquitté également les trois derniers prévenus qui, eux, étaient uniquement soupçonnés de non-assistance à personne en danger.

Les faits s'étaient déroulés le 10 septembre 2014 au commissariat central du Marché au Charbon à Bruxelles. Un homme, interpellé pour troubles à l'ordre public, y avait été battu alors qu'il était menotté et en partie déshabillé.