L'ancien site se l'OTAN, aujourd'hui appelé site la Défense, s'étend sur 90 hectares le long du boulevard Léopold III, sur la Région bruxelloise (communes d'Evere et Ville de Bruxelles) et la Région flamande (Zaventem). Un tiers du site s’est libéré en mai 2017 avec le déménagement des activités de l’OTAN. Les deux tiers restants abritent le programme de coopération bilatérale Partenariat pour la paix et l’actuel quartier général de la Défense nationale.

Les régions bruxelloise et flamande collaborent aujourd'hui pour réaménager au mieux le site. Le 22 avril dernier, sur proposition de perspective.brussels, le gouvernement bruxellois a pris acte des grandes lignes du projet. Une note d’intention pour le Gewestelijk Ruimtelijk Uitvoeringsplan (GRUP) a été soumise au gouvernement flamand ce vendredi 21 mai. 

Les principales ambitions du projet urbain s’articulent autour de quatre axes. Les régions entendent créer un quartier urbain le long du boulevard Léopold III, quartier qui accueillera des résidents mais aussi des entreprises, du commerce et des équipements locaux et supra locaux. Deuxième axe, celui d'un parc-forêt dans la partie sud du site, où se situe l'actuel quartier général de la Défense : création d’une expansion forestière de 20 ha minimum et d’un parc écologique avec un certain nombre d'activités liées à la nature et à l'agriculture urbaine, telles qu'une ferme pour enfants, des sentiers forestiers, une école de la nature, un parc animalier, etc.

Le troisième axe concerne la gestion écologique des cimetières de Bruxelles, Schaerbeek et Evere (± 70 ha). Les cimetières sont de plus en plus des espaces naturels riches de biodiversité et de sérénité. Le processus de planification actuel permet de mener une réflexion sur leur avenir. Enfin, un réseau de mobilité active est à l'étude. Une zone de ± 200 ha pratiquement sans voitures sera définie sur les cimetières, la partie sud du site de la Défense et le Woluweveld. Au sein de cette zone sans voitures, le plan ambitionne de créer un réseau métropolitain de mobilité active, avec de nouvelles liaisons entre la Promenade verte et les itinéraires pour le RER vélo.

Un processus participatif permettant d’associer un maximum d’acteurs sera organisé pour construire la globalité du projet avant qu’il ne soit soumis au gouvernement (printemps 2022).