Ce samedi 12 décembre, une Bruxelloise a décidé de dénoncer des faits de répressions policières dont elle a été victime. Dans un long message posté sur son compte Facebook, Siska Fabry explique qu'elle attendait son tram sur la place Falgey. Il est 15h45 lorsqu'elle assiste à une opération policière. " Je vois un grand nombre de policiers attroupés et de nombreux combis. Je m'approche pour voir ce qu'il se passe et je comprends que les policiers forment une nasse autour d'une vingtaine de personnes avec des pancartes", explique-t-elle.

Ne comprenant pas ce qui est en train de se produire, elle décide de filmer la scène avec son smartphone. Très vite un policier lui demande d'arrêter, mais elle n'est pas la seule à filmer et elle fait valoir son droit. "Il m'ordonne alors de reculer en s'approchant de moi avec son chien, j'obtempère mais continue à filmer. Il me fait reculer à plusieurs reprises, je finis alors par contourner la nasse pour revenir à l'arrêt de tram où je continue à filmer de plus près cette fois", poursuit la Bruxelloise. Un second policier, plus agressif selon ses dires, lui demande à son tour d'arrêter de filmer et menace même de la mettre dans la nasse avec les autres manifestants. Elle explique alors qu'elle attend son tram et qu'elle continuera à filmer tant qu'il ne sera pas arrivé.

Un bus arrive, le policier lui demande de monter à bord, ce que Siska refuse puisqu'il ne s'agit pas là de son tram. "A ce moment les deux policiers à qui il m'avait montrée du doigt plus tôt arrivent et m'encadrent en se mettant chacun d'un côté de moi, lui passe derrière et me pousse dans la nasse qui se referme sur moi. Je ne comprends pas ce qui vient de m'arriver, je n'ai aucune idée de ce que je fais là, j'ai simplement usé d'un droit ça me semble tellement absurde".

La Bruxelloise, qui s'est donc retrouvée malgré elle au milieu d'une manifestation (réclamant plus de démocratie dans les mesures sanitaires), finira pas être relâchée. Mais en échange, une policière lui demande sa carte d'identité pour en faire une copie. En effet elle sera verbalisée pour avoir pris part à l'événement. Consternée, elle explique donc à l'agent la situation, ce à quoi la policière lui répond: "Et bien madame si vous avez le droit de nous filmer, on a le droit de prendre votre identité".

Siska finit son témoignage en faisant mention de l'état de colère dans laquelle elle se trouvait au terme de cet épisode malheureux. "Il est 16h20, je sors de la nasse, tout mon corps tremble de RAGE contre ce système policier répressif, autoritaire et liberticide qui fonctionne à la peur et où connaitre ses droits est dangereux", conclut-elle.