Bruxelles

Un train qui reliait Louvain à La Panne a déraillé samedi en début d'après-midi près de la gare de Louvain, faisant un mort et 27 blessés dont trois grièvement. 

La cause de l'incident est indéterminée et le trafic des trains est fortement perturbé. Le train 3636 a quitté la gare de Louvain à 13h09 et a déraillé quelques centaines de mètres plus loin, à 13h13, selon un communiqué d'Infrabel et de la SNCB. Le train comprenait 84 voyageurs. Il s'agissait d'une rame automotrice composée de trois voitures. L'une des automotrices a basculé et s'est retrouvée sur le flanc.

La victime décédée lors de l'incident n'avait pas pu être dégagée samedi en début de soirée, étant coincée sous un wagon. L'ensemble des passagers ont été évacués et les blessés ont été emmenés dans trois hôpitaux de la région ainsi que dans un centre d'accueil aménagé non loin de la maison de police de Louvain.

Contrairement à ce que disaient les premières informations, la personne décédée était bien dans le train avant l'accident. Il s'agit d'un homme de 21 ans originaire du Brabant Flamand.

Les blessés ont été répartis dans trois hôpitaux

Les personnes blessées lors du déraillement d'un train près de Louvain samedi en début d'après-midi ont été réparties dans trois hôpitaux, a indiqué le directeur de l'aide médicale Koen Bronselaer. Il s'agit de l'UZ Leuven, de l'hôpital Heilig Hart (tous deux à Louvain), et de l'hôpital de Tienen. La plupart des victimes ont pu quitter d'elles-mêmes le train accidenté. Elles ont été évacuées à pied avec le soutien des services de secours. Une partie d'entre elles a ensuite été emmenée en ambulance, les autres ont pu monter dans un bus dans lequel se trouvait du personnel soignant de la Croix-Rouge. Un centre d'accueil a été érigé à proximité de la maison de police de Louvain (Philipssite).

"Les victimes ont subi des blessures classiques", selon Koen Bronselaer. "Elles ont été secouées."

Deux enquêtes vont être menées

Plusieurs enquêtes seront menées afin de déterminer les circonstances de l'accident, a indiqué le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) après qu'un train a déraillé samedi près de Louvain, faisant une victime et 27 blessés.

Le ministre s'est rendu sur les lieux tout comme le Premier ministre Charles Michel et le bourgmestre de Louvain Louis Tobback. Une enquête sera menée en interne au sein de la SNCB et d'Infrabel, a précisé M. Bellot. Une seconde enquête sera dirigée par l'autorité fédérale via un organe d'enquête du SPF Mobilité. Enfin, le parquet ouvrira également une enquête à la suite du décès d'une personne lors de l'incident.

"Le train est seul en cause. Heureusement, il n'y avait pas de train en face", a indiqué le ministre. "C'est un incident plutôt spectaculaire puisqu'une voiture a versé sur le flanc. Il fait penser à un déraillement qui s'était produit en 2009 à Mons."

Le Premier ministre Charles Michel, qui s'est également rendu sur place, a exprimé sur Twitter sa sympathie aux victimes et à leurs proches et a remercié les services d'urgence pour leur intervention rapide.

© JC GUILLAUME

"Nos pensées vont aux victimes de l'accident de train à Louvain et à leurs proches", a par ailleurs tweeté le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA).

Le monde politique partage son émotion
© JC GUILLAUME

Plusieurs personnalités politiques ont réagi sur les réseaux sociaux samedi à la suite du déraillement d'un train à Louvain. Le Premier ministre Charles Michel, qui s'est rendu sur les lieux de l'accident, a exprimé sur Twitter sa sympathie pour les victimes et remercié les services de secours pour leur rapide intervention. Les vice-premiers Jan Jambon et Didier Reynders ont également écrit un message pour les proches des victimes de l'accident de train.

"Toutes mes pensées pour les victimes du dramatique accident de train de Louvain et leurs proches", a aussi partagé l'ancien Premier ministre et président du Parti Socialiste Elio Di Rupo.

Toujours sur Twitter, l'association navetteurs.be a rendu hommage à la victime et aux blessés de l'accident de Louvain.