L'étude menée par Stratec propose un autre tunnel pour le tram, bd Général Jacques

BRUXELLES Le réaménagement de la grande ceinture de Bruxelles se précise un peu plus chaque jour. Après le passage prochain du boulevard Lambermont sur deux bandes, voici que le bureau d'études Stratec dévoile ses propositions pour l'ensemble des boulevards reliant le pont Van Praet au bois de la Cambre.

Concrètement , le boulevard Général Jacques sera ainsi ramené sur quatre bandes au lieu des six actuelles. Les deux bandes auto supprimées permettront de dégager de l'espace - sur les côtés - pour les cyclistes et piétons et d'y planter quatre rangées d'arbres.

Charnière autoroutière majeure et embouteillage garanti aux pointes du matin et du soir, le carrefour entre le boulevard Général Jacques et la gare d'Etterbeek sera mis en - court - tunnel, uniquement pour les tramways. La station de tramway sera aménagée au même niveau que la gare d'Etterbeek. Les automobilistes déboulant de l'E411 emprunteront la partie ixelloise du boulevard du Triomphe.

Passons Montgomery, où rien ne change, pour tomber sur le square Vergote, juste avant de grimper sur le viaduc Reyers. À l'instar d'une esquisse peinte par François Schuiten en 1995, le bureau d'études Stratec voit la construction d'une passerelle piétonne et cycliste. Une autre option envisage la semi-couverture du boulevard, relativement encaissé à hauteur du square.

Sous le viaduc, la sortie vers la E40 ne bouge pas. La sortie en surface de la E40 à Diamant sera par contre définitivement condamnée.

Le viaduc Reyers ne sera pas démoli. Son issue débouchera par contre dans un tunnel passant sous le rond-point Meiser : les deux fois deux bandes pour les voitures ressortiront, soit directement dans le boulevard Léopold III (vers Zaventem), soit juste avant, sur le boulevard Général Wahis. Le tramway sera également enfoui, offrant une immense bouffée d'oxygène au rond-point Meiser dont le réaménagement fera l'objet d'un concours international.

Ceci n'est qu'une étude, qui devra passer l'examen du prochain gouvernement bruxellois. Le ministre en charge du dossier Pascal Smet (SP.A) en est conscient (lire par ailleurs).

L'échéance court sur ces dix prochaines années. Les premiers chantiers pourraient démarrer au printemps 2011. Pour autant que le financement suive. Beliris (l'accord de coopération entre le Fédéral et Bruxelles) devrait mettre une large main à la pâte. La Région bruxelloise aussi.



© La Dernière Heure 2009