Le secteur bruxellois de l'horeca a organisé une action visuelle au Mont des Arts ce vendredi à 15h. Une immense bâche a été dressée avec comme inscription "Commerces à remettre - horeca & Event", en référence aux panneaux de l'immobilier pour les biens mis en vente.

Le collectif Resto Bars Bruxelles, constitué de 500 gérants de restaurants et de bars, déplore les indemnités insuffisantes reçues à ce jour et pointe du doigt une énorme différence de traitement entre les Régions.

Ainsi, en moyenne depuis le début de la crise, les primes régionales reçues s'élèvent à 7 000 euros par restaurant ou bar à Bruxelles, 12 000 euros en Wallonie et 19 835 euros en Flandre.

"L'horeca est en souffrance. Il a été fermé comme d’autres secteurs lors du premier confinement, il a investi des sommes énormes pour pouvoir rouvrir en respectant les nouvelles normes sanitaires. Cependant, et malgré de lourds investissements d’adaptation aux nouvelles normes sanitaires, nous avons tous dû refermer nos portes du jour au lendemain en octobre 2020. Depuis lors, sans aucune perspective, notre secteur se meurt inexorablement", explique David Debin, organisateur de l'événement qui s'exprime au nom des 500 restaurateurs et gérants de bar qui ont contribué à l'action.

"On fait croire au grand public que nous percevons des indemnités suffisantes, or c’est faux ! Celles-ci ne permettent pas, dans l’écrasante majorité des cas, aux entreprises et/ou aux indépendants du secteur de survivre. Comme exemple évident notons l’énorme différence de traitements entre les régions. Comment cela est-il possible en temps de crise ? Sachant que nos économies régionales sont indéniablement interconnectées : comment expliquer ce manque de solidarité, cette absence d’équilibre face une crise sanitaire planétaire ?", précise-t-il.

Selon les restaurateurs, les moyens financiers sont pourtant là mais la redistribution n'a pas eu lieu "à cause de la division des pouvoirs en Belgique." "La conséquence est l’abandon plus ou moins conscient, plus ou moins volontaire de l’Horeca bruxellois. Les dommages seront irrémédiables sans actions d’aides et ce, de manière urgente ! C’est la raison pour laquelle il est inacceptable que notre secteur en fasse les frais et disparaisse pour laisser place à un nouveau paysage sans identité et sans âme", conclut David Debin.