Le parquet de Bruxelles cherche à savoir si une bande de jeunes, qui sévit autour du Square Jacques Franck à Saint-Gilles, est à l'origine du jet de pétard et de cocktail de Molotov qui s'est produit mardi aux abords du commissariat de police de la commune bruxelloise. Des sources policières citées par le quotidien Het Nieuwsblad assurent que c'est bel et bien le cas mais le parquet de Bruxelles indique pour sa part qu'il s'agit d'"une piste parmi d'autres". Le "Gang du square Jacques Franck", qui se fait appeler le "Fioul Gang", serait composé d'une cinquantaine de jeunes, dont certains connus pour faits de vol, trafic de drogue et émeutes.

Selon des sources policières citées par Het Nieuwsblad, la bande a ciblé la police, et en particulier la brigade UNEUS, soit "Union pour un Environnement Urbain Sécurisé", attachée à la zone de police Bruxelles-Midi (Forest, Anderlecht, Saint-Gilles).

En particulier, une femme commissaire occupant une fonction élevée au sein de la brigade serait dans le collimateur de la bande. Sur des GSM de membres du groupe, saisis lors d'arrestations, la police a trouvé des vidéos provenant de Facebook et YouTube dans lesquelles ceux-ci expriment des menaces à l'encontre de la brigade UNEUS. Mardi soir, des individus ont lancé une petite bombe, fabriquée à partir de pétards, sur la voiture privée d'un agent de cette brigade. La vitre a été brisée par l'explosion.

Peu de temps après, un cocktail Molotov a été jeté dans une poubelle au commissariat du Parvis de Saint-Gilles.

Les deux faits seraient l'oeuvre du "Fioul Gang", selon Het Nieuwsblad.

"Il est vrai que c'est l'une des pistes sur lesquelles nous enquêtons", a affirmé vendredi Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles. "Mais pour le moment, il n'y a pas d'indications concrètes qui puissent le confirmer".