Le promoteur a fait démolir le bâtiment de la place Rouppe sans autorisation

BRUXELLES Le promoteur de ce futur hôtel de 46 chambres sur la place Rouppe s'est sérieusement fait rabrouer par l'échevin en charge de l'Urbanisme, Christian Ceux (CDH), la semaine passée.

Faut dire qu'il n'y est pas allé de main morte en démolissant le bâtiment en stoemelinx alors que sa demande de permis ne mentionnait en aucun cas la destruction des lieux.

"Comme je l'ai communiqué au collège de jeudi dernier, je souhaite également mettre le conseil communal au courant de la démolition scandaleuse par le promoteur de l'immeuble place Rouppe 17 alors que le permis imposait le maintien dudit bâtiment en y autorisant seulement une rehausse avec limitation" , a déclaré hier l'échevin par voie de communiqué.

"Le dimanche 10 mai, j'ai constaté que cet immeuble avait été pratiquement détruit alors que le jeudi 7 mai, il était encore debout. Les constructeurs ont donc sciemment procédé à la démolition le samedi, ce qui n'est pas un hasard."

Enguirlandé, donc. Et sommé de reconstruire la façade du bâtiment à l'identique avant de pouvoir espérer reprendre tout chantier. La ville a en effet dressé procès-verbal et ordonné l'arrêt immédiat du chantier.

Le promoteur doit ainsi dégager au plus vite les gravats sur la voie publique et à l'intérieur du site et de prendre toutes les mesures utiles pour maintenir en place ce qui reste de la façade.

Il doit également "fournir un engagement unilatéral, assorti d'une importante garantie bancaire et d'introduire dans un délai déterminé une demande complète de permis d'urbanisme afin de reconstruire à l'identique la façade démolie tout en maintenant ce qui reste de la façade d'origine".

Dernière injonction : "se conformer aux éventuelles modifications de la demande souhaitées par la ville et la Commission de concertation, de mettre en œuvre le permis d'urbanisme délivré dans un délai déterminé et d'achever les travaux autorisés par le permis d'urbanisme" .

Le ville de Bruxelles se réserve enfin le droit de se porter partie civile.



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