Certains étudiants estiment que les moyens déployés par les forces de l'ordre étaient disproportionnés.

Une fête étudiante a dérapé ce lundi dans les Marolles. Organisée par le club étudiant Bruxellas, cette fête spéciale genièvre a débuté à 14h30 au Bazaar. "A 18h26, nous avons reçu un appel pour une personne malade. A 19h06, c'est l'équipe de sécurité engagée par le bar pour encadrer la soirée qui nous a demandé d'intervenir parce que la fête était devenue incontrôlable et que le personnel de sécurité était bombardé de bouteilles en verre, a indiqué mercredi la porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles. Quand on a dit aux jeunes que la fête était finie, ils ont refusé de partir et des bouteilles ont à nouveau été jetées, cette fois sur nos agents. Ces derniers ont donc décidé d'utiliser de spray au poivre."

Mais le club Bruxellas conteste cette version des faits. "La fête se déroulait bien. Il est selon nous peu probable que des bouteilles aient pu être jetées à l'extérieur dans la mesure où il était interdit de sortir avec. Le fait que les agents soient uniquement francophones n'a pas facilité la communication. Bien qu'il n'y ait pas eu d'agression ou de rébellion de la part des fêtards, la police a immédiatement réprimé. Ils ont utilisé du gaz poivré, ont porté des coups et ont immédiatement déployé leurs chiens policiers. Il n'y a cependant eu aucune menace à aucun moment. Au moins cinquante étudiants sont touchés par cette action policière - à nos yeux totalement disproportionnée", indique le club dans un communiqué.

La zone de police estime quant à elle que l’utilisation de spray au poivre était la “solution la plus opportune dans une situation où les jeunes ne voulaient pas partir et où il n’y avait pas d’autre moyen de faire passer le message”.

Bruxellas n'a pas porté plainte, évaluant envore la situation. Le club indique en revanche que des étudiants et parents auraient déposé une plainte en ligne contre la police. Le Comité P a confirmé à nos confrères de Bruzz avoir reçu deux plaintes concernant l'action de la police dans cette affaire.

© D.R.