Après une certaine confusion en fin de matinée , le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a communiqué lundi après-midi pour faire le point sur la situation. Le Covid Safe Ticket (CST) restera d'application le 1er octobre pour les événements de masse et donc pour les boîtes de nuit, qui pourront enfin rouvrir leurs portes. Dans les autres secteurs pour lesquels les autorités bruxelloises souhaitent un élargissement de l'application du CST, comme l'Horeca ou les maisons de repos, il n'entrera en vigueur qu'au moment où l'ordonnance du gouvernement bruxellois aura reçu l'approbation du Parlement.

Le texte de cette ordonnance doit donc encore être voté. Et la date annoncée du 1er octobre arrive trop tôt. Comme le dénonce le Groupe MR au Parlement bruxellois dans un communiqué, cette ordonnance ne pourra être débattue en commission ce mardi et en séance plénière ce jeudi comme prévu. "Le gouvernement bruxellois ne respecte pas les délais qu’il s’était lui-même fixés" , critiquent les députés libéraux Alexia Bertrand, David Leisterh et Vincent De Wolf.

"Une fois de plus c’est le chaos, après la désorganisation vaccinale" , poursuit le MR. "Les annonces s’enchaînent alors qu’il n’existe toujours pas de base légale pour l’exécution du Covid Safe Ticket élargi à Bruxelles. Les secteurs et la population ont droit à la clarté. Les gens n’y comprennent plus rien, à un moment particulièrement crucial où l’autorité doit travailler à gagner davantage la confiance de la population. Cette attitude est particulièrement dommageable. Les explications de la majorité manquent aussi de transparence. Si son but était de se concerter avec la Wallonie, il aurait mieux fallu le dire clairement, voire mieux l’anticiper. Cela aurait eu du sens d’avoir une approche coordonnée dès le départ."

Pour le Groupe MR du Parlement bruxellois, "le gouvernement est déjà passé à côté de ses objectifs en matière de vaccination. Nous déplorons à nouveau le manque de stratégie. Les annonces de rétroactivité de la part du Président du Parlement sur un texte qui n’est même pas encore arrivé sur la table du Parlement relève du plus grand cafouillage démocratique."

Alexia Bertrand, David Leisterh et Vincent De Wolf demanderont des explications sur ce dossier au ministre bruxellois de la Santé Alain Maron ce mardi.