40 ados pour 68 m2 centrés sur 50 droits essentiels. Ou une fresque, à décortiquer depuis mardi, rue de Birmingham.

"Je passerai de temps en temps pour les lire. Cette expérience sur les droits fondamentaux m’a apporté beaucoup de choses."

Nul ne jurerait qu’Alison, une Everoise de 16 ans formée à Bracops Lambert, se penchera souvent sur la fresque murale bilingue, dévoilée mardi, au sortir du métro Aumale. Et pourtant...

Et pourtant, What do we want?, quelque 68 m2 de créations conjuguées entre "l’artiste des droits humains", Françoise Schein et une bonne cinquantaine d’élèves, là de l’athénée BL, ici de l’école BL, plus loin de l’Institut Marius Renard, met sur le pavois 50 articles de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Sur une double façade régionale ne demandant qu’à être exploitée, rue de Birmingham.

"Moi, j’ai dessiné un hôpital avec des mains", détaille Bartlomiej (15 ans), focalisé sur l’article 35 -la protection de la santé. Sur la céramique blanche, le studieux ado de l’athénée scrute son dessin. Comme le font tous ses congénères. Chacun des jeunes gens a en effet illustré l’une de ces règles clés de bienséance que souligne une photo du jeune artiste.

Coordonné par Hans Boey, prof d’histoire à l’Athénée, l’ouvrage a été sérigraphié dans les ateliers du 75, l’école supérieure des arts de l’image. Le résultat? "Une œuvre participative", saluée par Fabrice Cumps (PS), l’échevin de l’Enseignement, lequel y voit "une étape de plus dans notre volonté de multiplier les œuvres d’art monumental dans l’espace public".

Ici, à deux pas de la rue du Souvenir, s’érigent dorénavant en lettres d’or les cruciales Solidarité, Justice, Citoyenneté, Egalité ou Libertés. Dixit Françoise Schein (dont le travail se jauge au Civa, 55 rue de l’Ermitage, jusqu’à dimanche), son "feuilleté pédagogique" aura pris deux ans à voir le jour. En un pignon tout propre, tout symbolique qu’Eric Tomas (PS), le Premier Anderlechtois et les édiles dans leur ensemble protégeront de toute dégradation, de toute salissure, de toute spéculation. Ne fût-ce que pour en respecter le message premier.