Bruxelles Six têtes brûlées vont rallier, par voie aquatique, la capitale française à l’occasion de la conférence de l’ONU sur le climat.

Rallier Bruxelles à Paris en kayak, c’est le défi un peu fou qu’ont choisi de relever six Belges à l’occasion de l’expédition Un coup de pagaie pour le climat. L’idée émane de David Kuborn, rapidement rejoint par cinq autres : "Nous partons ce vendredi du quai Béco, au canal de Bruxelles près de Tour&Taxis, pour atteindre Paris où se déroulera la COP21, la conférence de l’ONU sur le climat qui se déroulera du 30 novembre au 11 décembre."

Le monde fluvial a très peu de secret pour Raphaëlle Le Clercq, qui a fait des études de biologie marine et qui a travaillé pour Coordination Senne. "Je suis très impliquée dans le domaine de l’environnement", explique-t-elle. "Je me sens concernée par le changement climatique qui va conduire à des hivers pluvieux, davantage d’inondations, des étés plus secs et donc des problèmes de recharge des nappes phréatiques, impactant également la qualité de l’eau".

Les six participants vont camper sous tente dans des endroits qui ne sont pas encore définis. Une voiture les accompagnera de temps en temps et plusieurs points de ralliement ont été fixés. "Je suis un peu nerveuse car je n’ai quasiment pas d’expérience du kayak", poursuit Raphaëlle. "J’appréhende surtout l’effort physique que l’on va devoir fournir d’autant que j’ai une petite douleur à l’épaule, mais je suis fière de participer à cette expédition. Le fait de se balader le long des canaux me fait rêver".

Les participants espèrent atteindre Paris pour la date du samedi 28 novembre, deux jours avant la conférence sur le climat. "Nous avons l’intention de faire environ 10 heures de kayak par jour, en comprenant deux heures de pause", explique David Kuborn.

Jean , étudiant de 20 ans, est particulièrement excité à l’idée d’embarquer dans cette expédition. "Je suis un peu stressé car c’est une aventure unique et particulièrement exigeante. L’environnement et le changement climatique concernent chacun d’entre nous et c’était un moyen de montrer mon implication dans cette cause", explique-t-il. "Je me suis un peu entraîné. Ce que j’appréhende particulièrement, ce sont les conditions météorologiques avec des risques de pluie et beaucoup de vent… J’espère être à la hauteur", conclut le jeune homme.