Le bâtiment situé au n°160 du boulevard Emile Bockstael à Laeken, dans le nord de Bruxelles a un nouveau gestionnaire.

Pour rappel, ce bâtiment situé dans un îlot à l’arrière d’un immeuble de logements du CPAS en cours de construction a été racheté par la commune en 2014. Avant d'être complètement rénové et afin de ne pas laisser un tel bâtiment vide, la Ville propose aux associations d'occuper et d'animer le lieu à destination des gens du quartier.

Le collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles s’est réuni ce vendredi pour désigner le nouveau gestionnaire temporaire du bâtiment situé au n°160 Boulevard Emile Bockstael.

Désormais, les ASBL Picol et Convivence seront maîtres des lieux avec leur projet de "Maison de la coordination sociale". Par l’occupation temporaire des lieux durant trois années, la Ville de Bruxelles permet une transition afin de nourrir ses réflexions sur la future affection finale du site. 

"L’ambition première de la Ville est de rendre le lieu aux riverains avec une programmation centrée sur le quartier et ses besoins, explique Lydia Mutyebele, échevine du Patrimoine Public. Le projet des ASBL "Maison de la coordination sociale respecte la condition principale de la Ville : trouver un ancrage local, en tant qu’il a pour objectif de rassembler dans un même lieu une diversité d’acteurs et d’activités pour amplifier les synergies entre les publics et entre associations sur les problématiques qu’elles traitent". 

La Maison de la coordination sociale se présente donc comme un lieu de travail et de rassemblement entre différentes associations locales et s’inscrit dans la continuité du contrat de quartier durable. Des espaces de travail seront mis à disposition à titre gratuit et une contribution financière sera demandée aux associations en fonction des frais engendrés par l’occupation (chauffage, électricité, eau) et de leur capacité financière.

 La tâche principale des gestionnaires sera d’assurer les travaux de sécurisation et la sélection des futurs occupants en concertation avec le comité d’avis de la Ville. 

Pour ce faire, "la Ville entend les aider doublement en leur octroyant la somme de 45 000 euros pour les frais de sécurisation accompagnés d’une enveloppe de 15 000 euros maximum par année d’occupation" ajoute Lydia Mutyebele. 

Pour la suite, des travaux sont attendus dans le bâtiment pour permettre l’ouverture des portes au printemps prochain.