Depuis jeudi, le nom de la commune est affiché en lettres géantes sur le toit d'un immeuble bordant le canal. Une création qui fait le buzz sur la toile et qui a été imaginée par l'entrepreneur bruxellois Frédéric Nicolay.

A l'instar de Hollywood, la commune de Molenbeek possède également, depuis jeudi, son nom affiché en immenses lettres blanches. L'inscription, qui a été installée sur le toit d'un immeuble situé à l'angle de la chaussée de Gand et du Canal, est visible de loin. C'est l'entrepreneur bruxellois Frédéric Nicolay, qui se trouve derrière de nombreux établissements à succès de la capitale comme le Belga, Le Roi des Belges, le Bar du matin ou encore le Zébra, qui est à l'initiative du projet artistique.

© jc guillaume

"J'y pensais depuis vraiment très longtemps, et puis, c'est finalement quelqu'un de Visit.Brussels qui m'a convaincu de le faire. Au début, quand c'était au fond de ma tête, j'avais pensé à d'autres noms comme par exemple Molywood. Je veux expliquer qu'à Molenbeek, il n'y a pas que des terroristes. Il y a plein d'autres choses! L'avantage de se trouver en face du Canal, c'est que c'est que cela se voit de très loin", explique le concepteur d'espaces. L'inscription géante au nom de la plus célèbre commune de Belgique devrait au moins rester quelques mois. Tout dépend de Frédéric Nicolay, puisqu'il est propriétaire du toit de l'immeuble.

© jc guillaume

L'emplacement en question coïncide avec la limite entre les communes de Molenbeek et Bruxelles-ville et ce qui est parfois considéré par certains Bruxellois comme une frontière naturelle entre deux univers totalement différents. Frédéric Nicolay précise toutefois qu'il n'aime pas du tout et est en total déssacord avec la notion de frontière invisible. "Il n'y a pas de frontières, sauf dans la tête de ceux qui ne prennent pas la peine de franchir le Canal! Il n'y a pas de quartiers difficiles, juste des quartiers délaissés. Et quand on a commencé à travailler, il y a 20 ans, à Saint-Géry ou Dansaert, il s'agissait également de quartiers délaissés!", insiste-t-il.