Vendredi soir, six maisons ont été jugées inhabitables par les pompiers Avenue Gounod à Anderlecht. Une soixantaine de personnes ont été évacuées en fin de journée à cause du danger représenté par les fissures. La plupart d’entre elles a été relogée à l’hôtel Van Belle.

Vers 17h, des riverains ont vu apparaitre de grandes fissures dans les murs de leurs habitations. Ils contactent ensuite les pompiers qui constatent le danger important en terme de stabilité et décident d’annoncer l’évacuation, de couper le gaz, l’électricité.

Samedi après-midi, quelques riverains et le bougmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps, étaient sur le terrain pour constater les dégâts face aux portes scellées des habitations qui ne sont plus du tout accessibles. « Heureusement qu’on n’est plus à l’intérieur s’il y a un risque d’effondrement », explique Arbai. Ce dernier habite une des maisons sinistrées avec sa femme Jibet Samira et ses trois enfants dont le jeune Ibraim. « J’ai entendu les murs craquer et se fissurer d’un coup », raconte Jibet Samira.

© Jean-Luc Flémal

« Le périmètre a été évacué et les riverains ont été relogés rapidement soit à l’hôtel soit dans leur famille », explique le bourgmestre. « Des experts vont venir évaluer la stabilité des habitations et trouver d’où vient le problème. Nous verrons si nous devons trouver des solutions pour les habitants à long terme », ajoute-t-il.

Sosa est locataire au 103,  dans un appartement au centre des maisons évacuées. « Dans le salon, les cloisons et le plafond se sont décollés hier. Les pompiers et la police nous ont dit d’évacuer la maison, je n’ai pas su prendre d’affaire », explique-t-il. « Ma voisine du deuxième a entendu un boum et a vu un mur entier s’ouvrir ».

Qu’en est-il des assurances ? Les riverains ne le savent pas encore car ils attendent lundi pour les appeler et connaitre le processus. Selon certains, les dégâts naturels ne sont pas assurés.

Parmi les causes envisagées par les riverains, il y les travaux de réasphaltage qui ont été réalisé début septembre et l’utilisation des machines, le métro qui passe en dessous de l’avenue, à nouveau fortement bruyant depuis 3-4 mois, les fortes pluies de cet été dont l’eau n’a peut-être pas été bien évacuée ou encore les nappes phréatiques sous la rue. 

Le métro qui passe sous l’avenue doit à présent rouler à vitesse modérée et la rue est pour l’instant fermée aux véhicules de plus de 3,5 tonnes dont les bus de la stib qui sont pour l’instant déviés afin d’éviter tout choc.