La proposition de Gaia est accueillie favorablement par la secrétaire bruxelloise au Bien-être animal.

Chaque année, la nuit du Nouvel An s’apparente à un véritable calvaire pour les animaux qui paniquent, s’enfuient ou sont victimes de crises cardiaques. En cause : le bruit tonitruant des feux d’artifices. Si le spectacle dans le centre-ville a été annulé cette année, de nombreux feux d’artifices organisés par les autorités locales ou par les particuliers ont cependant eu lieu dans la capitale, au grand désarroi de nos amis les animaux.

Ce vendredi, Gaia, l’organisation de défense du droit des animaux, a envoyé une lettre à toutes les communes belges pour demander l’interdiction pure et simple des feux d’artifices chez les particuliers (comme c’est déjà le cas dans 16 communes de la province du Limbourg). Michel Vandenbosch, le directeur de Gaia, demande également à ce que les feux d’artifices organisés par les autorités locales soient… silencieux. "Cela serait un bon compromis pour éviter d’infliger ces bombardements aux animaux", justifie le directeur.

Une idée à laquelle la secrétaire d’État en charge du Bien-être animal Bianca Debaets (CD&V) se dit favorable. "J’approuve tout à fait cette proposition d’instaurer des feux d’artifice silencieux, c’est clair que c’est dans l’intérêt des animaux", explique la secrétaire d’État, qui ne se prononce en revanche pas concernant l’interdiction formelle des feux d’artifice utilisés par les particuliers. "Je prône l’utilisation de feux d’artifices silencieux pour tout le monde, tant pour les autorités locales que les particuliers", ajoute Bianca Debaets.

Seulement voilà, l’Humaniste n’est pas compétente pour légiférer dans ce dossier. "C’est la tâche des communes, qui doivent dès lors modifier leur règlement de police. Mais je suis en contact permanent en ce qui concerne le bien-être animal avec les 19 communes et je pense que cette idée doit être débattue", précise la secrétaire d’État.

Bianca Debaets pourrait faire valoir sa position aux 19 communes à travers un avis non contraignant, qui permettrait de lancer le débat au sein des différentes autorités locales.

Reste à voir l’accueil qui sera réservé par la population à cette proposition pour le moins originale.