Béatrice Gaujard ne vit plus chez elle à cause de la machinerie de l'hôtel voisin

BRUXELLES Béatrice Gaujard en a ras les tympans. Depuis novembre 2007, et l'installation d'un nouveau système de climatisation dans l'hôtel voisin - le Bristol Stéphanie, géré par le groupe Thon -, elle souffre un martyre permanent.

Fourmillements dans les pieds, maux de tête, bourdonnement dans les oreilles, irritation exacerbée, "j'ai une tête de zombie, comme si j'avais fait la fête toute la nuit" , déplore cette professeure passionnée de musique.

En cause, l'installation d'une nouvelle machinerie au sous-sol de l'hôtel offrant la climatisation à ses clients. Machinerie dont le ronronnement et les vibrations remontent les murs jusqu'à la chambre de Béatrice Gaujard. Et de certaines de ses voisines, confirmant les désagréments sans pour autant en être aussi sensiblement victimes. Il n'empêche. "Il arrive assez régulièrement que mon lit tremble" , témoigne cette voisine.

Acousticiens, spécialistes de la question chez Bruxelles-Environnement, ils sont tous passés dans l'appartement de la victime. Et ont pondu des avis divergents. Pour l'IBGE, l'hôtel ne dépasse pas les normes prescrites par la loi. "Cela ne signifie pas que cette personne ne souffre pas" , précise-t-on à l'IBGE. "Nous avons d'ailleurs communiqué les coordonnées d'un médiateur pour régler ce conflit de voisinage."

Béatrice Gaujard ne demande qu'une chose : que l'hôtel isole mieux son système de climatisation - "placé dans un local trop petit" , estime-t-elle. Rapidement. "Je regarde la télé avec un casque, dors chez des amis depuis deux ans. Dès que je sors, ça va."

La direction de l'hôtel n'a pas répondu à nos sollicitations. L'IBGE estime qu'elle n'est pas de mauvaise volonté sur ce dossier.



© La Dernière Heure 2009