Le dispositif a pour objectif d’endiguer le phénomène des cas de violences conjugales et interfamiliales. 

Le Parlement bruxellois a adopté, le 5 juin, la proposition de résolution visant la mise en place d’un dispositif de signalement par les personnes victimes de violences conjugales et intrafamiliales au sein des officines pharmaceutiques. Véronique Lefrancq, députée bruxelloise (CDH), dénonce un manque de respect des engagements en la matière. En effet, ce dispositif n'est pas encore mis en place dans les pharmacies bruxelloises.

Pour rappel, le confinement de la mi-mars à la mi-mai avait constitué un véritable catalyseur de situations de violences conjugales au sein de foyers. Le nombre d’appels de signalement s’étaient démultipliés.  Au niveau francophone, la ligne « Écoute Violences Conjugales » (0800/300.30) avait reçu trois fois plus d’appels qu’à l’accoutumée. 

A l'heure du deuxième confinement, cette mesure est absolument nécessaire pour Véronique Lefrancq. "Grâce à cette résolution, les victimes de violences pourront signaler leur situation dans les pharmacies, qui relaieront vers la police et les services compétents, explique la députée humaniste. Cela se fait dans d’autres pays comme la France ou l’Espagne notamment. Nous devons essayer de mettre tout en œuvre pour lutter contre ces violences intrafamiliales exacerbées par les mesures de confinement. Cette proposition va dans ce sens ».

Véronique Lefrancq fait part de son inquiétude par rapport à un temps de latence qu’elle juge interminable : «Le premier confinement a été synonyme de peur, de violence et de harcèlement pour de trop nombreuses femmes. Ce ne sont pas des chiffres qu’il faut aborder, ce sont des drames. Des mesures d’urgences ont été votées avant l’été et ne sont toujours pas en place. Au vu des nouvelles mesures sanitaires, j’appelle les autorités régionales à ne plus perdre de temps et d’adopter des mesures fortes et adéquates avec une attention particulière accordée aussi aux enfants qui vivent des traumatismes en étant témoin ou victimes de ces mêmes violences. »

Véronique Lefrancq rappelle également qu’elle a déposé une question parlementaire le 28 septembre dernier sur le suivi de la mise en place de ce système d’alerte. En vain.