La décision du gouvernement bruxellois était attendue ce jeudi. Il a finalement été décidé de ne pas interjeter appel de la décision du tribunal du travail condamnant la société des transports publics bruxellois pour discrimination.

Dans un communiqué, les autorités bruxelloises ont rappelé "l'importance du principe de neutralité et d'impartialité des agents inhérent au fonctionnement et à l’organisation des services publics en général".

"Concernant la Stib, il appartiendra au management de l’entreprise publique, dans le respect de la concertation sociale, de proposer une modification du règlement de travail qui permettra de fixer ces principes, en tenant compte de ses réalités fonctionnelles", ajoute le gouvernement régional.

Enfin, le gouvernement demande au Parlement bruxellois de se saisir "rapidement" du débat. L'accent est mis sur la dimension participative et citoyenne. "La volonté du gouvernement bruxellois est de contribuer à la sérénité des débats et des discussions sur une question qui, depuis trop longtemps, est source de difficultés et de tensions dans notre société", notent les autorités.

"Bruxelles entend démontrer par le débat et une approche s’adossant sur des principes clairs que les valeurs primordiales de neutralité du service public sont parfaitement conciliables avec une gestion des ressources humaine dynamique et ouverte, plus inclusive à l’égard des femmes, favorable à l’égalité des genres dans l’accès à l’emploi et pro-active dans la féminisation des services publics", conclut le gouvernement bruxellois.