Bruxelles Défi et PS considèrent que ces méthodes les empêchent de jouer leur rôle d'opposition.

Alors que le budget sera voté ce mardi, la commune se trouve en situation d'irrégularité en ce début de semaine. Puisque les douzièmes provisoires (régime qui permet d'adopter le même budget qu'en 2018 le temps que le suivant soit voté) se terminent ce 31 mars, la commune n'aura donc aucun cadre légal pour appuyer ses dépenses lors du 1er et 2 avril prochains. Une situation qui n'est pas grave mais qui représente, d'après les deux partis de l'opposition, un comportement général au sein de la majorité. "Un autre exemple: la commission technique liée au budget a été prévue mardi soir, soit la veille du vote. Cette commission est toujours organisée une bonne semaine à l'avance histoire que les conseillers communaux qui sont moins au fait puissent tout comprendre. Là on devra voter le lendemain, c'est beaucoup trop rapide et pas très transparent sachant que 50% des conseillers communaux sont nouveaux", déplore le chef de groupe Défi Alexandre Dermine.

Et sa collègue Laura Squartini (Défi) de poursuivre "Du banc de l'opposition on avertit souvent la majorité qu'il y a certains problèmes qu'il faut régler, mais au final on se sent très peu écoutés."

Même discours du côté du PS. "Il y a plusieurs exemples d'événement qui ont eu lieu ces derniers mois, qui ne sont pas graves ou illégaux, mais qui montrent la désinvolture avec laquelle la majorité travaille. Certains membres de l'Assemblée Générale de la Maison des Jeunes, ASBL active de Boitsfort, n'avaient pas été convoqués à la première séance ce qui, déjà, est problématique. J'en ai fait part au bourgmestre Olivier Deleuze (Ecolo) et rien n'a jamais été fait", explique Martin Casier, chef de groupe socialiste.

Concernant la situation irrégulière de ce début de semaine, l'échevin des Finances Jean-François de Le Hoye (GM) assure qu'aucune dépense ne sera faite pendant ces deux jours.