Bruxelles

Deux recours ont été introduit par la commune contre la construction de cinq immeubles en bordure de forêt de Soignes.

Les autorités communales ont introduit deux recours contre le projet immobilier Tenreuken qui prévoit de construire cinq immeubles comprenant 61 logements et 86 emplacements de parking. Au début de l’été, la société Cofinimmo avait obtenu les permis d’urbanisme et d’environnement nécessaire pour la construction de ces bâtiments en bordure de la forêt de Soignes, situé sur un talus boisé faisant partie du réseau Natura 2000. 

De nombreux riverains des communes de Watermael-Boitsfort et d'Auderghem s’étaient mobilisés contre ce projet et avaient demandé à la commune de Boitsfort de réagir. Malgré l’avis défavorable de la celle-ci et de la commission de concertation, les autorités régionales ont délivré les permis moyennant quelques adaptations du projet.

Des adaptations qui ne sont pas suffisantes selon l’échevin de l’Urbanisme, Tristan Roberti (Ecolo). "Nous avons rendu un avis défavorable pour le projet en l’état mais non n’étions pas contre un projet plus raisonnable. Nous souhaitions notamment que le projet ne compte que trois immeubles au lieu de cinq afin de conserver de larges bandes vertes des deux côtés", explique-t-il.

La Région avait requis le déplacement de quelques mètres des bâtiments et la suppression du dernier étage d’un des bâtiments pour arriver à la même hauteur que les autres. Des bâtiments qui seraient encore trop hauts pour l’échevin. “Les logements vont jusqu’à 22 mètres de haut alors que le projet se trouve dans un îlot où les autres habitations ne dépassent pas 10 mètres”, déplore-t-il. Le projet prévoit d’abattre entre 250 et 300 arbres ce qui aurait un impact considérable sur la biodiversité. "Il y a beaucoup de crapauds présents à cet endroit, ainsi que des chauves-souris", note l’échevin.

Dès lors, deux recours différents ont été introduits. Un recours à l’encontre du permis d’environnement qui a été introduit auprès du collège d’environnement et un autre contre le permis d’urbanisme auprès du gouvernement bruxellois. Durant le délai d’instruction de ces recours, le promoteur n’est pas en mesure d’entamer les travaux et l’abattage des arbres qui devaient commencer ce vendredi 1e septembre. Les réponses devraient tomber dans les prochaines semaines. Si un des deux recours aboutit, l’autre permis se verra également, directement annulé.