Bruxelles

Parmi eux, beaucoup d'arbres sont déjà morts et risquent de tomber.

Alors qu'il est actuellement géré par des gestionnaires privés, le bois du Val d'Or à Woluwe-Saint-Lambert pourrait tomber sous la coupe de l'agence régionale Bruxelles Environnement (IBGE). Au cas où, l'IBGE a lancé en 2018 une analyse phytosanitaire de cet espace vert afin d'avoir une meilleure idée de comment gérer celui-ci.

Verdict ? Sur les 900 arbres analysés, qui ont un diamètre de plus de 30 centimètres, 180 pourraient être voués à l'abattage dans les trois prochaines années. "Attention", précise Grégory Reinbold, membre de Bruxelles Environnement, "ce déboisement est prévu dans le cadre d'une gestion forestière ciblée, il y a un but. Si nous abattons ces arbres qui sont en mauvais état ou déjà morts, il y aura plus de lumière et d'espace voué à la pousse de nouvelles essences."

Dans les années 70, le Val d'Or était une frîche issue d'un remblaiement de dépotoire. Les gestionnaires de l'époque y ont planté des semences d'arbres pionniers. Cette frîche est donc devenue un petit bois. "On parle ici de succession forestière. Une fois que les arbres pionniers sont là, d'autres arbres viennent concurrencer les premières essences. À partir de ce moment, le bois à commencer à se dégrader", explique Grégory Reinbold. "Des saules et des bouleaux sont donc en train de mourir à cause des nouveaux venus - essentiellement des erables - et ces arbres morts sont dangereux pour les promeneurs." Le but de cet abattage est donc de sécuriser cet espace vert tout en favorisant la pousse de nouveaux arbres.

Du côté de la commune, l'échevin de l'Environnement Gregory Matgen (Défi) regrette qu'il n'y ait pas plus de communication. "Les riverains s'inquiètent en entendant ce qu'il va arriver aux arbres de ce bois et à juste titre. Je ne suis pas contre puisqu'il s'agit d'un abattage nécessaire pour le bien-être de cet espace vert et pour la sécurité des promeneurs, mais il faut simplement plus communiquer, expliquer pourquoi on fait ça."