Le centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre lance son cycle lié aux 60 ans de l’indépendance de la République Démocratique du Congo.

Ce vendredi 3 juillet, l’exposition photo sur la table ronde politique de Bruxelles en 1960, menant à l’indépendance du Congo sera inaugurée sur l’esplanade de la maison communale. Ce cycle est le fruit d’un partenariat avec le W:Halll, le collectif Mémoire Coloniale et Lutte Contre les Discriminations et l’ASBL Jumelages et Partenariats. L’opportunité de mieux faire connaître cette histoire qui lie la Belgique à l’Afrique et de poursuivre la construction d’une mémoire collective, commune.

C'est l'esplanade de la maison communale qui accueillera tout l'été, du 3 juillet au 31 août, l'exposition retraçant à travers une vingtaine de photos les moments importants de la table ronde de Bruxelles. Extraits de presse, portraits des protagonistes, pièce d’archive en tout genre : les différents panneaux permettront aux visiteurs et visiteuses de mieux comprendre cet événement majeur, souvent méconnu en Belgique.

Cette exposition est surtout le lancement d’une série d’activités liées à la date anniversaire du 30 juin 1960, jour de la déclaration d’Indépendance de la République Démocratique du Congo. Le 29 août et le 5 septembre, une visite guidée "Mémoire coloniale" sera pour la première fois proposée par le collectif du même nom dans les rues de la commune.

Le 8 décembre, le spectacle "Colon(ial)oscopie" sera présenté au W:Halll pour nous faire réfléchir avec humour sur notre histoire. Deux séances seront organisées : une première pour les écoles, une seconde pour le grand public. Deux personnages clownesques, drôles et grinçants, pour un spectacle incisif et désopilant aborderont notre rapport ambigu au passé colonial de la Belgique.  

Enfin, du 2 au 9 décembre, des artistes congolais exposeront au W:Halll leurs œuvres et célébreront ainsi le jumelage qui lie la commune aux villes congolaises de Goma, Beni et Butembo.

"Le travail de mémoire doit se faire à tous les niveaux de la société, y compris – et peut-être surtout – avec la culture et l’éducation permanente. Faire connaître, contextualiser, échanger : voilà les outils qui nous permettront de construire un récit commun, explique l’échevin de la Culture et président du W:Halll, Raphaël van Breugel (Ecolo). Tous les grands enjeux de société doivent vivre culturellement, pour permettre à chacun.e de se les approprier."