Je ne cherche pas une autre école pour ma fille de deux ans et demi, j’ai confiance. L’école sera ouverte à la rentrée", explique en anglais Anna.

L’école dont elle parle est l’école privée anglophone Roots and Wings. Installée dans le parc Parmentier à Woluwe-Saint-Pierre, elle doit quitter les locaux qu’elle occupe depuis douze ans. L’ASBL Les Stations de plein air qui jouit de ce parc régional par emphytéose souhaite récupérer les locaux occupés par l’école et lui a donc signifié qu’ils allaient devoir partir. Mais pour les enseignants, la directrice, le président du CA de l’ASBL qui gère l’école, il n’en est pas question. "Nous allons trouver une solution. Nous n’avons pas l’intention de fermer ."

"Il y a d’autres bâtiments inoccupés dans le parc, l’ASBL peut les récupérer. Nous sommes également prêts à déménager dans une autre bâtisse car la salle de classe, c’est le parc."

"Les enfants peuvent à tout moment sortir dans le parc pour se recentrer, on passe beaucoup de temps dehors. Nous nous adaptons aux envies des enfants", explique Jeanne, l’une des enseignantes, qui a aussi deux filles dans l’école.

L’école primaire est logée dans une ancienne petite chapelle de la Seconde Guerre mondiale et la maternelle dans un ancien poulailler. "C’était à l’abandon, nous avons tout refait quand nous sommes arrivés", ajoute Dimitri Lemoine.

L’école a le soutien de la Région. Perspective.Brussels serait en train de lui chercher un nouveau lieu. "Nous irons dans un endroit dans la même lignée que ce que nous connaissons", ajoute Jeanne.

L’école comptabilise 40 élèves de la maternelle à la primaire. 20 % des élèves ont des troubles du spectre autistique. "C’est aussi une école inclusive."

"Il n’existe pas d’autres écoles comme ça en Belgique, souligne Monika, mère d’un garçon de 7 ans en inclusion. Il en faudrait beaucoup plus. Mon fils s’y sent bien. C’est la seule école qui a trouvé un équilibre entre l’aspect physique, émotionnel et académique. C’est magique."

Anna est émue. "Mon fils aîné souffre de troubles autistiques. J’ai mis ma fille dans cette école pour qu’elle soit en contact avec d’autres enfants qui ont ces troubles. Pour son ouverture d’esprit. C’est important pour moi."

Anika, une autre maman de trois enfants dans l’école, insiste sur l’importance de la proximité des arbres, de la nature pour les enfants. "Quand ils arrivent à l’école, ils sont zen." Dimitri Lemoine conclut : "L’intérêt de l’enfant doit primer."