"Un coup de communication au frais du contribuable", "une solution qui n’en est pas une", "une dépense excessive pour des résultats à court terme uniquement." Voilà quelques-uns des propos tenus par les citoyens alors que l’échevin de la propreté publique, Antonio Gava (PS), annonçait dans nos colonnes le dégagement d’une enveloppe de 165 000 euros pour assurer l’entretien des 14 cimetières louviérois par une société privée.

Cet entretien est plus que nécessaire, tout le monde s’accorde sur ce point. Mais le budget consacré à la manœuvre en fait pester plus d’un. "Une fois encore, nous avons l’impression qu’il s’agit d’une réaction prise dans l’urgence parce que certains citoyens ont, à juste titre, déploré l’état de nos cimetières", commente Xavier Papier, chef de file de Plus&cdH. "Il ne s’agit selon moi que d’un coup de comm’, une façon de dire « vous voyez, on s’en occupe."

À n’en pas douter, le sujet reviendra encore sur la table des discussions. Car pour l’Humaniste, il est temps de trouver d’autres solutions. "Il est temps de trouver des alternatives à ces solutions one-shot, de mettre en œuvre un véritable plan d’entretien et de gestion des cimetières. Mettons-nous autour de la table et discutons de façon constructive. D’autres pistes peuvent être envisagées."

Dans nos colonnes, l’échevin assurait que la réflexion était lancée pour faire appel à des ALE, des saisonniers voire des étudiants, tandis que la verdurisation de certains cimetières doit se poursuivre. "Le moment est opportun pour la mise en œuvre de budgets participatifs. De notre côté, nous avons effectué un coup de sonde et savons que certains riverains sont désireux d’être impliqués et d’avoir l’opportunité de se réapproprier ces lieux", précise Xavier Papier.

"Quiévrain est un parfait exemple de ce qui pourrait se faire : les citoyens ont été impliqués dans un projet de verdurisation d’un cimetière et tout au long du processus, ont été sensibilisés à la démarche. C’est ce que vers quoi il faut tendre, les cimetières sont amenés à devenir plus verts. Mais pour ce faire, il faut changer les mentalités et surtout, expliquer la démarche aux citoyens pour qu’ils la comprennent et la soutiennent."

Bref, le dégagement de cette enveloppe de 165 000 euros ne fait pas que des heureux. En attendant, elle sera bel et bien utilisée cette année.