Le plafond s'effondre à l'EEPSIS de La Louvière : la situation est alarmante !

Les travaux pour la construction de nouveaux ateliers peinent à se terminer.

E. Brl.

Les travaux pour la construction de nouveaux ateliers peinent à se terminer.

La situation est pour le moins alarmante… Et pourtant, elle perdure depuis déjà de nombreuses années. Il y a quelques jours, une partie du plafond d’une classe de couture s’effondrait à quelques centimètres à peine d’un élève de l’établissement professionnel d’enseignement secondaire inférieur spécialité (EPSIS) Roger Roch, fréquenté par des adolescents à besoins spécifiques. Heureusement, aucun blessé n'était à déplorer.

Il n’en fallait (logiquement) pas plus pour que le débat autour de la vétusté avérée de l’établissement soit relancé. Sur les réseaux sociaux notamment, des élèves comme des parents s’indigent. "Voilà dans quoi on travaille. Nos professeurs sont à bout et nous aussi", dénonce une jeune étudiante, qui rappelle que les travaux de construction d’une nouvelle école auraient déjà dû être terminés. De l’avis général, il est "honteux" ou "scandaleux" de lancer des jeunes évoluer dans ces lieux.

Aujourd’hui, les cours sont dispensés sur deux implantations différentes, à la rue Gustave Brichant, et à la rue de Bouvy. C’est cette dernière implantation qui est mise en cause. "La décision de délocaliser l’école a été prise il y a déjà plusieurs années. Sa mise en œuvre est actuellement en cours", rappelle le bourgmestre, Jacques Gobert (PS). "La majorité des cours généraux et quelques ateliers se donnent déjà du côté de la Croyère, dans un bâtiment en bon état."

Pour les cours qui sont toujours dispensés du côté de la rue de Bouvy, il faudra encore patienter… "Le chantier de construction avance mais n'est pas terminé. Nous avons déjà notifié à l’entreprise deux PV de carence car elle ne respecte pas les délais contractuels. Les travaux auraient dû être terminés pour la rentrée de septembre dernier. Elle est clairement en défaut." Le bourgmestre participera à une réunion de chantier et rencontrera le personnel de l’EPSIS ce vendredi afin de les informer.

"Nous sommes bien conscients que la situation est loin d’être idéale et nous sommes informés qu’il y a effectivement eu ce problème au niveau du plafond… J’ai demandé un rapport en urgence aux ingénieurs afin d’établir la dangerosité potentielle des lieux. J’espère l’obtenir au plus tard ce vendredi. En fonction des résultats, des mesures seront évidemment prises. Mais il est trop tôt pour en parler."

En attendant, ce sont les élèves qui en pâtissent et qui patientent depuis déjà de longues années. En 2011 déjà, la mise en œuvre d’une nouvelle construction était annoncée. Entre temps, il a fallu récupérer des subsides, établir le cahier des charges, lancer le marché public (à deux reprises) et dégager des budgets sur fonds propres (plusieurs millions).

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