Reprise de Durobor: une date limite fixée pour la décision finale

Le conseil d'administration de la Sogepa aura le dernier mot.

S. Ha.
Reprise de Durobor: une date limite fixée pour la décision finale
©AVPRESS

Le conseil d'administration de la Sogepa aura le dernier mot.

"Les choses évoluent d'une manière très positive", assure Jean-Louis Delmoitiez. Avec sept autres ex-travailleurs de Durobor, l'ancien Directeur des ressources humaines de l'usine sonégienne pilote depuis six semaines un solide projet de reprise. L'usine n'a d'ailleurs jamais été aussi proche de pouvoir redémarrer ses activités.

Chaque jour ou presque, des étapes cruciales sont franchies dans la bonne direction. Il y a deux semaines, les anciens travailleurs ont même entamé la phase finale des négociations : convaincre la Sogepa de soutenir financièrement le projet. Du premier rendez-vous, il est ressorti que Jean-Louis Delmoitiez et son équipe devaient faire appel à des consultants externes en comptabilité afin de ficeler parfaitement le dossier.

Ces experts ont été mis à disposition du projet grâce à des moyens financiers débloqués par la Région wallonne. "Je les ai rencontrés mercredi", poursuit l'ex-DRH de Durobor. "Nous avons discuté durant plus de deux heures avec eux et des représentants de la Sogepa. Ils ont repris le dossier et l'ont analysé. Ils ont émis pas mal de remarques positives."

La prochaine étape sera de défendre le dossier financier et industriel devant le conseil d'administration de la Sogepa. "La date n'est pas encore fixée. Mais j'ai déjà une grosse réunion ce vendredi avec tous les représentants commerciaux. Nous devons fixer les chiffres des ventes. Ensuite, je verrai à nouveau le service comptable puis le service juridique en début de semaine prochaine. Il ne nous restera donc plus qu'à aller défendre le projet au conseil d'administration de la Sogepa."

Une fois cette ultime étape réalisée, la Sogepa tranchera et décidera si elle soutient oui ou non financièrement le projet. "En principe, la décision doit tomber avant le 15 octobre. Je pense que la direction de la Sogepa est déjà favorable mais l'aval du conseil d'administration est nécessaire."

Les ex-travailleurs ont besoin d'une aide à hauteur d'environ 2 millions d'euros pour relancer l'usine. Cette somme doit servir à réparer le four, payer les premiers salaires, les matières premières et prendre des accords énergétiques. Le projet prévoit de relancer deux lignes de production de verres timbales (sans pied) et d'engager 85 des 145 travailleurs présents avant la faillite en mai dernier.

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