Meurtre d'Isabelle Rectem à Chapelle-lez-Herlaimont : Un coup de feu, tiré à bout portant sur la tempe gauche, a été fatal

Selon l'expert en toxicologie, l'accusé n'était pas sous l'influence de l'alcool.

Meurtre d'Isabelle Rectem à Chapelle-lez-Herlaimont : Un coup de feu, tiré à bout portant sur la tempe gauche, a été fatal
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La cour d'assises du Hainaut a auditionné le médecin légiste qui a procédé à l'autopsie du corps d'Isabelle Rectem, tuée par balles le 5 juillet 2019 à Chapelle-lez-Herlaimont, lors de la fête des voisins. Un expert en toxicologie et un expert en balistique sont également venus témoigner devant la cour. Salvatore "Rino" Marasco est accusé d'assassinat, mais aussi d'avoir blessé un conseiller communal, Alain Jacobeus, avec une balle perdue d'un pistolet semi-automatique calibre 65, que l'accusé détenait sans autorisation.

Un expert en toxicologie et un expert en balistique sont également venus témoigner devant la cour.

Isabelle Renaud-Muylkens a analysé un prélèvement de sang de Salvatore Marasco, à la mi-septembre 2019. Le résultat était négatif, aussi bien pour l'alcool, la drogue et les médicaments. "Je ne disposais pas d'une échelle de temps. Donc, il est impossible pour moi de dire s'il était, au moment des faits, sous l'influence de l'alcool", a déclaré la pharmacienne-toxicologue. Le prélèvement sanguin a eu lieu trois heures après les faits, précise la présidente de la cour. Selon l'expert, l'accusé n'était pas sous l'influence de l'alcool.

André Chabotier, expert en balistique, est descendu sur la scène de crime, a assisté à l'autopsie, à l'expertise ADN et à la reconstitution. "L'arme du crime ne disposait plus des numéros d'identification", a constaté l'expert. Pour l'expert, les trois douilles retrouvées sur la scène de crime sont bien issues de l'arme retrouvée, un pistolet semi-automatique de calibre 7.65 fabriqué par la FN Herstal. Trois balles se trouvaient encore dans le chargeur, lequel peut contenir neuf balles. Le tireur a dû charger la première balle, afin de l'introduire dans la chambre. Il n'a pas dû répéter cette manœuvre pour les autres tirs.

M. Chabotier était présent lors de la reconstitution. Selon lui, aucune des versions données par les témoins ne peut corroborer la phase des deux tirs ayant atteint la victime à la tête. Toutefois, il conclut que le coup de feu fatal est le deuxième des trois coups de feu. Le dernier ayant été tiré dix-sept mètres plus loin, alors que des hommes essayaient d'arrêter Salvatore Marasco qui prenait la fuite.

Enfin, le docteur Alain Duverger, médecin-légiste, a procédé à l'autopsie de la victime. Il confirme que le tir à hauteur de la tempe gauche a été fatal. Il a sectionné le tronc cérébral, avant de sortir au niveau du conduit auditif droit. De la poudre a été retrouvée sur la peau, ce qui confirme que le tir a été fait à bout touchant. La mort fut immédiate.

L'autre orifice d'entrée, à l'arrière de l'oreille droite, prouve que le tir était plus éloigné. Ce tir extra-crânien a frôlé la colonne vertébrale et il est sorti par la bouche de la victime, provoquant au passage une hémorragie de la langue, ce qui explique le sang retrouvé dans les bronches. L'accusé n'a pas osé regarder les images de l'autopsie, gardant ses mains posées sur son visage.

Le médecin était présent lors de la reconstitution. La version de l'accusé correspondait aux constatations médico-légales, sauf que le premier tir a plutôt été tiré sur la base du crâne, et non au niveau du vertex comme l'avait déclaré l'accusé.

Aucune lésion de défense n'a été relevée sur le corps de la victime.

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