Meurtre d'Isabelle Rectem à Chapelle-lez-Herlaimont : Salvatore Marasco condamné à 23 années de prison

La cour d'assises du Hainaut avait rendu son verdict ce mardi, jugeant Salvatore Marasco coupable d'assassinat.

Meurtre d'Isabelle Rectem à Chapelle-lez-Herlaimont : Salvatore Marasco condamné à 23 années de prison
©BELGA

Le collège formé par le jury et la cour d'assises du Hainaut a prononcé, mercredi, une peine de 23 ans de réclusion criminelle contre Salvatore Marasco. Son arrestation immédiate a été ordonnée, alors que Rino Marasco comparaissait sous surveillance électronique. La cour craint une fuite. Mardi, le jury de la cour d'assises du Hainaut avait prononcé la culpabilité de Salvatore Marasco pour l'assassinat d'Isabelle Rectem, commis le 5 juillet 2019 lors d'une fête des voisins à Chapelle-lez-Herlaimont. Il a aussi été reconnu coupable d'avoir blessé le conseiller communal, Alain Jacobeus, victime collatérale d'une balle perdue du pistolet semi-automatique calibre 7.65, que Salvatore Marasco détenait sans autorisation.

Isabelle Rectem avait mis fin à une relation de dix-sept années, en mai 2019.

Les jurés ont retenu les aveux de l'accusé, lequel a déclaré qu'il avait volontairement tiré, à deux reprises, dans la tête et dans la nuque de la victime. Trois douilles ont été retrouvées par les enquêteurs sur la scène de crime. Un troisième coup de feu avait été tiré lors de sa tentative de fuite.

L'accusé a agi avec détermination, laissant peu de chances à la victime de se défendre. Il a ciblé la tête en tirant à bout portant et à bout touchant.

De plus, la préméditation est établie par les témoignages déclarant que l'accusé avait l'intention de tuer Isabelle Rectem. Il avait informé la fille de la victime de son projet criminel, le matin des faits.

Rino Marasco et Isabelle Rectem ont vécu dix-sept années ensemble. Il en était fou amoureux, au point de délaisser sa famille pour Isabelle et sa fille. Dès 2018, le couple a commencé à battre de l'aile. Rino ne supportait pas qu'Isabelle soit candidate aux élections communales sur la liste socialiste. Elle n'a pas été élue.

Le couple s'est rabiboché mais quelque chose s'était cassé. En mai 2019, Isabelle a mis fin à la relation. Rino n'a pas digéré cette séparation. Il s'est mis à harceler Isabelle, laquelle a déposé plusieurs plaintes à la police, notamment pour des coups.

Les disputes verbales ont éclaté lors de festivités organisées dans la commune. Rino s'est mis en tête de supprimer Isabelle, qu'il soupçonnait être en couple avec l'échevin Luigi Chianta. Il a acheté une arme à un client de son café, déclarant à plusieurs témoins qu'il allait tuer Isabelle.

Le 5 juillet 2019, il a mis à exécution son funeste projet, annonçant dès le matin à la fille d'Isabelle qu'une balle de son pistolet semi-automatique, détenu sans autorisation, était réservée à sa mère. Vers 22H15, il a tiré deux balles dans la tête d'Isabelle, sous le chapiteau de la fête des voisins organisée par la société de logements. La course d'une balle a terminé dans l'épaule d'un conseiller communal, Alain Jacobeus.

Mercredi, les jurés et la cour ont prononcé une peine de 23 ans de réclusion criminelle pour ce qu'ils considèrent être "une véritable exécution publique", laquelle a infligé des souffrances terribles aux proches d'Isabelle et notamment à sa fille dont elle était très proche.

Ils estiment que Salvatore Marasco n'a pas su gérer sa séparation avec Isabelle et qu'il s'est procuré une arme "avec beaucoup de légèreté".

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