Tensions entre les bourgmestres de Braine-le-Comte et Ecaussinnes : "il faut que nos communes collaborent"

Les problèmes de mobilité du début du Ronquières Festival ont mis le feu aux poudres.

F.D.
Tensions entre les bourgmestres de Braine-le-Comte et Ecaussinnes : "il faut que nos communes collaborent"
©D.R./F.D./AVPRESS

Le Ronquières Festival a une nouvelle fois attiré les foules cette année avec quelque 65 000 visiteurs recensés tout au long des trois jours de festival. Alors que les festivaliers ont pu profiter des concerts et des multiples activités mises en place sur le site, en coulisse, les débats se sont quelque peu échauffés sur les réseaux sociaux entre le bourgmestre de Braine-le-Comte, Maxime Daye, et celui d’Ecaussinnes, Xavier Dupont. La raison ? Des décisions de mobilité qui ont modifié les plans des organisateurs.

Deux changements sont en effet survenus entre les deux dernières éditions du Ronquières Festival. Le premier concerne la mise en circulation locale d’un quartier écaussinnois ne pouvant accueillir un flot important de véhicules. Le second changement concerne, lui, un petit chemin près du canal, transformé en Ravel et ne pouvant donc plus accueillir de véhicules motorisés. Deux décisions qui ont impacté directement la circulation aux abords du festival.

"Les deux voiries concernées par ces changements constituaient deux zones importantes de délestage. Nous avions donc demandé que ces décisions soient exceptionnellement levées lors du festival pour ne pas mettre à mal la fluidité du trafic. Cela a malheureusement été refusé par le bourgmestre d'Ecaussinnes. La page Facebook de la Ville de Braine-le-Comte a donc communiqué de façon très neutre mais de mon côté, je tenais à informer les citoyens des décisions qui sont prises en coulisse. Elles nous ont mis dans l'embarra, il fallait donc qu'il les assume", confie Maxime Daye, bourgmestre de Braine-le-Comte.

Des attaques pas passées inaperçues du côté du bourgmestre d'Ecaussinnes, Xavier Dupont. "Je ne trouve pas ça très diplomate ni courtois de réagir de la sorte sur les réseaux sociaux", regrette-t-il. "Nous sommes toujours prêts à collaborer pour fluidifier la mobilité. Dans ce cas-ci, le Ravel ne peut plus accueillir de véhicules motorisés à l'exception de quelques engins agricoles. Ce sont des conditions fixées par la Région wallonne que nous ne pouvons pas lever. Concernant le quartier placé en circulation locale, il ne peut pas supporter un flot important de véhicules. Nous ne pouvons donc pas non plus lever cette décision. Nous avions néanmoins prévenu les organisateurs de ces changements l'année dernière. Nous avions même décalé les travaux du Ravel pour qu'ils n'impactent pas la mobilité lors de l'édition précédente. D'autres rues de notre entité sont également mises à la disposition des organisateurs comme la rue de Ronquières. Nous sommes donc bel et bien enclins à collaborer."

Pour le bourgmestre d'Ecaussinnes, d'autres décisions ont entraîné les problèmes de mobilité survenus le vendredi. "Le festival coupe deux nationales assez larges. Leur plan de mobilité devrait prévoir de faire sortir les festivaliers par ces voies principales. Cela éviterait de faire passer les festivaliers par des petits chemins de campagne pas adaptés. Je ne suis absolument pas fermé aux réunions pour en discuter malheureusement, la Ville les prévoit toujours le mardi, jour où je préside le collège communal. Je ne sais donc pas me rendre à leurs réunions", explique Xavier Dupont. "Il y a tout de même des solutions toutes trouvées pour accueillir les 65 000 visiteurs. De nombreux festivals mettent en effet en place des parkings situés un peu plus loin du site, reliés à ce dernier grâce à des navettes. A Ronquières, les parkings sont à proximité immédiate du site. Pourquoi ne pas changer cela ? Cela permettrait de désengorger et fluidifier la circulation quand tout le monde s'en va."

Pour cette année, des solutions avaient été trouvées du côté de la commune de Seneffe qui a pris en charge le trafic. Les zones de police ont également collaboré pour que les problèmes soient réglés dès le samedi. "Nous avions dû trouver des alternatives rapidement. Nous avions finalement décidé de faire le délestage du côté de Seneffe. La bourgmestre, Bénédicte Poll, s'est d'ailleurs montrée hyper réactive. Je tiens à tendre la main à Xavier Dupont pour que la collaboration puisse se faire entre nos trois communes et deux zones de police dans les années à venir. Nous y avons tous à y gagner tant cet événement majeur contribue à l'attractivité de la région", conclut Maxime Daye.

Une invitation à la collaboration dont le principal intéressé, Xavier Dupont, n’a jamais été fermé. De quoi calmer les petites tensions, nées sur les réseaux sociaux.

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