Un grand-père accusé d’inceste sur sa petite-fille de 7 ans à La Louvière : il l’obligeait à visionner des films pornographiques

Ce grand-père de 65 ans a sans aucun doute brisé deux familles et engendré de lourdes conséquences sur les petites victimes. L’homme est poursuivi pour avoir abusé sa petite-fille et la nièce de sa compagne.

Margaux Piron
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Illustration ©© Dream Way Productions

À l’âge de 7 ans, Louisa (prénom d’emprunt) passait tous les mercredis après-midi chez son grand-père. De manière répétée et sur plusieurs mois, l’enfant a été victime d’abus sexuels. C’est auprès de ses parents que Louisa a évoqué des scènes de bisous sur la bouche et des attouchements au niveau du sexe.

Au fil du temps, les actes vont être de plus en plus graves. La petite victime a été amenée à se déshabiller, à assister à des scènes où son grand-père se masturbait ou encore à des visionnages de films à caractère pornographique. “Plus jamais rien ne sera comme avant. Une vie d’enfant a été brisée”, a indiqué l’avocat de Louisa. Victime de cauchemars à répétition, l’enfant est suivi psychologiquement et combat ses traumatismes.

Le grand-père aujourd’hui âgé de 65 ans a malheureusement fait une victime de plus. De temps à autre, il recevait chez lui la nièce de sa compagne. En novembre 2021, le prévenu a reconnu avoir eu des gestes déplacés à l’égard de l’enfant de 6 ans. “J’ai mis ma main sur son sexe au-dessus de ses vêtements. C’est acte s’est limité à cela”.

”Je suis un monstre”

Depuis les faits, le grand-père a assisté à 43 séances de thérapie et regrette énormément son attitude. Pourtant, le mal est fait. Le prévenu a brisé deux familles.

Dans ses explications, il précise avoir été lui-même victime d’abus de la part de son père à l’âge de 6 ans et d’avoir eu une éducation sexuelle précoce. “J’ai reproduit la même chose, je suis un monstre”. Incarcéré pour avoir violé sa belle fille, le père du prévenu a marqué son enfance au fer rouge. Avec des parents alcooliques et libertins, l’homme a tout de même tenté de construire une vie malgré ses traumatismes.

Les actes commis par le prévenu l’ont conduit à perdre sa compagne, ses enfants et ses petits-enfants. Il risque une peine de prison allant de 10 à 12 ans, assortie d’un sursis probatoire. “Cela serait le strict minimum pour des faits aussi sordides”, a relevé le représentant du ministère public lors de son réquisitoire. Pour l’avocate du grand-père, Me Danneau, “le mettre en prison serait contre productif”. Un sursis probatoire a donc été sollicité. Le jugement sera prononcé le 15 février.

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