Après une importante percée, Ecolo rêvait de majorité

Un accord de majorité est tombé lundi soir à Braine-le-Comte où l'alliance entre la liste Braine de Maxime Daye et le PS devrait être reconduite. La pilule passe mal du côté d'Ecolo. Les Verts ont en effet réalisé une percée importante dans la Cité de Baudouin IV où la liste Braine a perdu sa majorité absolue. Passant de 9,3 à 19,6 %, Ecolo a ainsi obtenu 5 sièges.

Les Verts rêvaient donc de majorité. "Il y avait une possibilité de composer une tripartite Ecolo-PS-Ensemble", communiquent Nino Manzini, tête de liste, et André Drouart, président du bureau de campagne. Ils soulignent par ailleurs que, selon le code de la démocratie locale, le poste de bourgmestre serait revenu à Méline Strens, jeune indépendante de 24 ans. "Elle aurait pu devenir la plus jeune bourgmestre du pays avec un score remarquable. Celle-ci aurait été entourée d’une belle équipe alliant expérience et renouveau capable de porter un véritable projet novateur pour Braine."

Si ce rêve vert a été brisé, le coupable est tout désigné. "Le parti socialiste n’a pas voulu de cette tripartite préférant encore s’accrocher au pouvoir avec le MR pour poursuivre une politique désavouée par les électeurs", poursuivent les deux représentants d'Ecolo. "De son côté, le MR avait l’occasion de changer sa politique en associant Ecolo dans la majorité. Malgré son échec électoral, les libéraux ont choisi le PS."

Ce communiqué a fait monter la température chez Olivier Fievez. "C'est faux et archifaux", réagit la tête de liste socialiste. "Contrairement à ce qui est indiqué dans le communiqué, Ecolo n'a jamais pris contact avec nous et ne nous a jamais parlé d'alliance avec Ensemble et le PS. Par contre, ils ont essayé de nouer une majorité avec Braine. Qu'on arrête la mascarade. Ecolo joue la carte de l'antilibéralisme à tout-va, puis noue des alliances avec le MR à Nivelles, à Ecaussinnes et dans d'autres communes. Si Ecolo n'a pas été préféré au PS à Braine-le-Comte, c'est parce que nous étions tout à fait prêts en matière de gestion. Ecolo devrait se poser des questions au lieu de dénoncer un vol de démocratie. Notre coalition a tout de même 18 sièges sur 27."

Ecolo se la jouerait-il Pinocchio ? "C'est à la fois faux et vrai", commente André Drouart sur les accusations d'Olivier Fievez. "S'il n'y a pas eu de négociations directes après les élections, nous avions rencontré tous les partis avant les élections, dont le PS. Et nous avions évoqué cette possible majorité alternative, sans connaître les résultats. Mais le PS ne voulait pas siéger avec Ensemble. Après les élections, Nino Manzini a encore discuté avec Olivier Fievez dans les couloirs d'Antenne Centre. Le blocage avec Ensemble était toujours là. L'alternative avec Ecolo était alors de négocier avec Maxime Daye. Nous l'avons décidé au sein du bureau local, tard dimanche soir et j'en ai informé le bourgmestre. Mais lundi matin, il me répondait que des négociations étaient déjà entamées avec le PS."