Cette fois, c’est la bonne. Depuis vendredi, les équipes de Central soufflent véritablement, après près de 16 mois d’arrêt, d’incertitude, de reprise partielle de l’activité. Vendredi, le gouvernement fédéral a enfin annoncé de bonnes nouvelles pour le secteur culturel. Au mois de septembre prochain, la capacité d’accueil ne sera plus limitée. Un changement important qui permettra au centre culturel de retrouver pleinement son public.

« Il faut préciser que nous n’avons jamais arrêter de travailler ; nous avons travaillé différemment, nous avons fait preuve d’imagination pour continuer à aller vers le public », souligne Vincent Thirion, directeur de Central. "Depuis un mois environ, en prévision justement de la réouverture globale de nos infrastructures, nous avons remis nos équipes au travail. C’est évidemment un soulagement pour nous."

Différents événements ont déjà pu être réorganisés en extérieur, par exemple le spectacle "Nu" au sein du parc Gilson ou les concerts de "Mai c’est belge" organisés sur la place Mansart. D’autres seront rapidement proposés dans les semaines et mois à venir. "On aura notamment en Voiture Simone en juillet et en août, mais aussi une série de rendez-vous gratuits, proposés tout au long de cet été en collaboration avec nos partenaires culturels de la région du Centre."

Ces « Insolitudes » débuteront le 16 juin prochain au Musée Alexandre Louis Martin de Carnières (Morlanwelz) et se poursuivront le 18 juillet au centre Equithea (Le Roeulx) et au cœur de l’ancien presbytère de Feluy (Seneffe). "Ce sont des événements qui ont vocation à mettre en avant les artistes, bien sûr, mais aussi des lieux méconnus des habitants de la région", précise encore Vincent Thirion.

Ces rendez-vous estivaux ne seront cependant pas les seuls à ravir les amateurs de culture. "La semaine prochaine, nous dévoilerons la saison 5 de Central. On peut déjà annoncer que Donovan le magicien et AaRON seront avec nous en octobre, que Chedid se produira le 25 novembre prochain et que Michel Jonasz sera sur scène le 18 janvier. Faire venir ces artistes représente évidemment un coût. Pour maintenir leur prestation, nous nous devons de remplir la salle."

La suppression des limites de capacité d’accueil était donc une mesure particulièrement attendue. "Économiquement, les mesures qui nous ont été imposées – peut-être à juste titre – n’étaient pas viables. Ce que l’on souhaite dire aujourd’hui au public, c’est "venez, faites-nous confiance." Nous sommes des professionnels de l’accueil, ils seront en sécurité car toutes les mesures seront respectées et ils profiteront d’un vrai moment de déconnexion après des mois difficiles et moroses." Pour la culture, enfin, le ciel apparait plus bleu.