L’entité d’Écaussinnes semble être confrontée à un nombre restreint de places d’accueil pour la petite enfance. Les listes d’attente s’allongent dans la Cité de l’Amour, qu’il s’agisse de celle ouverte à la crèche Bel Air ou pour son service d’accueillants d’enfants, ou encore des gardiennes privées encadrées par l’ONE. Une situation qui a été pointée par de jeunes parents, mais également par le groupe Ensemble au conseil communal de ce lundi.

En réponse, l’échevine de la petite enfance a été très claire. "C’est un travail effectué depuis le mois de janvier", explique Véronique Sgallari. "Engager des accueillants, c’est une responsabilité d’un service complet. Il faut assurer la sécurité, et le diplôme n’est pas un gage de sécurité. Il faut que la maison soit adaptée, parce qu’il y a des mesures pour pouvoir accueillir des enfants. Mais je peux comprendre qu’il n’y ait pas suffisamment de place à la crèche et chez les accueillantes, mais on regarde vraiment à pouvoir satisfaire tout le monde."

Actuellement, ce sont 76 familles qui ont accordé leur confiance aux différents pôles du milieu de l’enfance à Écaussinnes. Parmi elles, 61 familles à la structure de la crèche Bel Air. "Comme vous savez, il y a trois sections : les petits, les moyens et les grands. Et quand un enfant entre dans une crèche, il en a pour minimum deux ans. C’est pour cela que les places sont occupées", ajoute l’échevine. "Nous avons, ici, jusqu’à septembre 2022, trente-deux entrées qui sont actuellement prévues."

D’ici le mois de septembre prochain, trois nouvelles accueillantes intégreront donc l’accueil de la petite enfance à Écaussinnes en temps plein. Les places sont actuellement en attente de confirmation. "Je m’étais engagée de faire en sorte d’assumer une mise en fonction opérationnelle de cette infrastructure de manière optimale", poursuit Véronique Sgallari. "Et également d’assurer à chaque parent l’opportunité de choisir un accueil adapté à sa vision."

La question de la priorité des enfants écaussinnois a notamment été abordée. "Quand on parle de priorité, priorité ne veut pas dire exclusivité, car nous avons des règles strictes à respecter par rapport à l’ONE", déclare Véronique Sgallari. "Il faut être enceinte de 12 semaines résolues. Et donc automatiquement, quand un enfant arrive, et qu’il est inscrit par des citoyens qui n’habitent pas Écaussinnes, on regarde la priorité. Et elle est donnée à l’enfant écaussinnois. Mais on ne peut pas donner un accord à un autre enfant, non écaussinnois parce qu’il n’y en a pas sur le moment, et puis revenir sur notre décision parce qu’un Écaussinnois arrive. Il faut être logique."