La cour d'assises du Hainaut a auditionné vendredi un ami et l'ex-épouse de Jean Gillard, tué d'un coup de couteau le 27 juillet 2018 à Courcelles.

L'ami de Jean Gillard était présent sur la scène de crime. Il avait passé la journée du vendredi 27 juillet avec lui. "Jean avait trouvé un appartement, il devait l'occuper dès le lundi. On a passé la journée à faire quelques travaux et on avait bu quelques verres, sept ou huit. Il voulait partir de chez elle à cause des disputes. Je lui ai conseillé d'aller chercher son chien et quelques affaires." Jean est entré dans le studio insalubre aménagé dans un hangar et loué par Béatrice contre un loyer de 350 euros, le témoin devait le reprendre dans la foulée. "J'ai attendu devant chez lui quelques minutes. Eddy est arrivé, je lui ai demandé d'appeler Jean. Eddy est revenu 10 minutes plus tard et il m'a dit que Jean avait fait un malaise." Cet ami a quitté son véhicule pour se rendre chez Béatrice. "Je suis entré, Jean était couché au sol. Pour moi, il était mort depuis une dizaine de minutes. J'ai demandé si elle avait appelé les secours, elle m'a dit que oui. J'ai demandé si elle avait procédé à un massage cardiaque. Je suis sorti pour attendre les secours.

Le témoin dit qu'il n'a pas vu de sang près de la victime, étendue sur le sol. "J'ai demandé ce qui s'était passé, Béatrice m'a répondu que Jean avait voulu prendre un couteau. Je n'ai pas vu de sang par terre." Il a décrit Jean Gillard comme "un homme simple qui avait le vice de la boisson, mais qui avait un grand coeur quand il était avec ses amis"

Le 27 juillet 2018, en milieu d'après-midi, Jean Gillard est décédé des suites d'un arrêt cardio-respiratoire, conséquence d'une rupture de l'aorte abdominale qui a provoqué une hémorragie. Il venait d'annoncer à Béatrice qu'il la quittait. Au moment de sa mort, Jean, qui mesurait 1,66m et pesait 58 kg, avait un taux d'alcoolémie déterminée à 4,05 g/l. Selon sa première épouse, il était capable de s'abstenir de boire. "Il était charmant et bricoleur mais il s'énervait sur lui-même quand il avait bu. Cependant, il n'a jamais été violent contre moi, il pouvait se montrer virulent, faire de grands gestes, mais il n'a jamais frappé personne." L'accusée, plus forte physiquement, avait un taux d'alcoolémie estimé à 1,42g/l, compatible avec un état d'ébriété.