Aucun trouble de la personnalité n'a été mis en évidence chez celle qui est accusée du meurtre de Jean Ransy.

Les experts en santé mentale ont témoigné devant la cour d'assises du Hainaut, jeudi après-midi. Selon eux, Béatrice Latinne, accusée de meurtre, est capable de comprendre les choses et donne des réponses cohérentes, malgré une léger handicap mental. Ils ne décèlent pas de trouble mental en lien causal avec les faits.

Béatrice Latinne, 43 ans, a eu un parcours de vie chaotique. Celle qui est accusée du meurtre de Jean Gillard, commis le 27 juillet 2018 à Courcelles, a fait l'objet d'une expertise en santé mentale. Un retard mental léger a été mis en évidence par les experts, un psychiatre et un psychologue. 

Cependant, malgré un quotient intellectuel de 66 (la norme se situant entre 80 et 120), elle capable de comprendre les choses. "On n'est pas dans une absence de discernement", a déclaré un expert devant la cour. 

Aucun trouble de personnalité n'a été mis en évidence mais les experts notent que l'accusée présente des traits de personnalité dépendante. "Elle a besoin de s'accrocher à quelqu'un et elle a peur de la séparation. Une angoisse et un mal-être se présentent si elle se sent abandonnée. Elle a aussi des difficultés à exprimer son désaccord avec l'autre", a déclaré un expert. 

Jeudi matin, Béatrice Lattine dit avoir "vu noir" quand Jean lui a annoncé qu'il partait. Ce jour-là, elle avait bu une dizaine de bières. Jean, lui, avait plus de quatre grammes d'alcool par litre de sang. Elle s'est saisie d'un couteau de cuisine, muni d'une lame de vingt centimètres, et elle a frappé dans le ventre, sous le sternum. La lame a tranché l'aorte abdominale et le foie. Elle a ensuite nettoyé l'arme du crime. 

L'audition du médecin légiste a été reportée à lundi matin. Vendredi, la cour entend les témoins de moralité de Jean.