Du matériel informatique a notamment été saisi. Il faut donc se réorganiser.

Il y a un mois, la SPA de La Louvière était contrainte, sur instruction du parquet, de rendre cinq chiens, dont trois chiots de cinq semaines environ, à leur ancienne propriétaire alors que tous avaient fait l’objet d’un abandon volontaire quelques jours plus tôt. Ce jeudi, une perquisition était menée. Du matériel informatique et des documents administratifs étaient emportés par les enquêteurs.

Au lendemain de cette perquisition, les bénévoles restent sous le choc. "C'est vraiment difficile, nous accusons le coup, nous sommes vraiment sous l'émotion. Ce vendredi matin, plusieurs bénévoles étaient en pleurs", explique Gaëtan Sgualdino, président du refuge. "Le travail a repris mais nous sommes clairement pénalisés : l'ordinateur dans lequel se trouvaient les fiches des soins vétérinaires et le suivi des animaux a été emporté."

Des fardes dans lesquelles étaient notifiées les réservations de plusieurs animaux ont elles aussi été saisies, tous comme des documents comptables. "Nous avons l'impression que les gens qui ont ordonné cette saisie ne se rendent pas bien compte de l'impact que cela peut avoir sur le fonctionnement de l'association, sur notre quotidien. Nous avons vraiment l'impression d'être victimes d'une injustice, d'autant plus que nous n'avons toujours pas été entendus. La parole de la propriétaire fait figure de vérité apparemment."

En effet, jusqu'à présent, aucun des bénévoles concernés n'a pu donner sa version des faits. "Nous sommes intervenus vraiment pour sortir des animaux d'une situation difficile et problématique. La police était présente et a assisté à toute l'intervention. Pourtant aujourd'hui, c'est à nous de rendre des comptes. La communication du parquet à notre égard est vraiment blessante, elle porte un jugement de valeur sur notre travail."

Au-delà de l'impact sur le travail des bénévoles et du personnel, cette saisie laissera des traces. "Nous ne récupérerons pas le matériel avant plusieurs mois. L'une des bénévoles a dû donner son téléphone. Ce dernier contenait de nombreuses photos personnelles, de sa fille notamment et nous ne savons pas qui y aura accès. C'est vraiment une intrusion dans notre vie privée."

Plusieurs mots de passe, notamment des comptes Facebook, ont aussi dû être communiqués.