Début 2019, le premier club de floorball – souvent appelé unihoc ou unihockey – voyait le jour dans la région du Centre, à La Louvière plus précisément. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et le club, encore nouveau-né, a été confronté à la crise sanitaire. Sans reconnaissance officielle par l’Adeps, il est cependant impossible pour l’Athletic Floorball Club du Centre de prétendre à la moindre aide financière.

Une réalité à laquelle tous les clubs non-reconnus par l’Adeps sont confrontés et que le gérant de l’Athetic Floorball Club du Centre, désormais établi au Roeulx, souhaite aujourd’hui dénoncer. "Notre club avait bien évolué mais la crise nous a contraint à tout arrêter", explique Loris Dumont. "Plus d’entrainements, plus de matches, plus de souper, un seul stage au lieu de deux,… Nous n’avons plus de rentrées financières et droit à aucune aide."

Pour le gérant, il s’agit ni plus ni moins d’une discrimination sportive. "Nous n’avons pas de fédération francophone, ce qui nous empêche de prétendre aux aides proposées. Certains clubs ne pourront pas rouvrir une fois la situation sanitaire meilleure, ils auront mis la clé sous la porte avant. C’est déjà le cas d’un club du côté de Waterloo. Les inégalités sont énormes alors que nous apportons beaucoup aux enfants, aux pratiquants."

Le club rhodien survivra-t-il à cette crise ? Probablement, mais non sans mal. "Nous ne fonctionnons plus que grâce aux adhésions. Notre discipline est encore méconnue. Nous ne demandons pas la même aide que de très gros clubs, qui existent depuis des années. Mais un petit geste, un juste équilibre pour que tous les clubs puissent continuer à fonctionner. Ce sont justement les clubs comme nous, avec peu de moyens derrière, qui doivent être supportés. Je tiens aussi à rappeler que la reconnaissance Adeps n'est pas toujours synonyme de qualité pour autant."

Loris Dumont souhaite bien développer une fédération francophone de floorball. "Mais obtenir une reconnaissance officielle nécessitera probablement plusieurs années. En attendant, on reste en difficulté. On se sent totalement oublié, inconsidéré par le pouvoir politique." Notons qu’en Flandre aujourd’hui, l’existence d’une fédération belge semble suffire au dégagement de soutiens financiers. Une différence qui enfonce le clou et pousse le club rhodien à donner de la voix.