En mai dernier, le collège communal de La Louvière confirmait que faute d’arguments légaux, il ne s’opposerait pas au projet immobilier d’un promoteur qui projette de construire 16 maisons unifamiliales à l’entrée du bois de Besonrieux. Un coup dur pour les riverains du quartier, qui s’étaient mobilisés pour tenter de faire opposition à ce vaste projet aux conséquences multiples, notamment en matière de mobilité.

Aujourd’hui, alors qu’ils peinent à digérer cet échec, d’autres inquiétudes sont formulées. Nicolas Soupart, le riverain qui s’est fait le porte-voix des habitants du quartier, s’est donc tourné vers le bourgmestre afin de s’assurer que "le projet de relier la rue Emile Vandervelde à la rue de l’Yser ne verrait jamais le jour."

Des craintes qui font suite à la mention suivante dans la note de synthèse du dossier évoqué lors du dernier conseil communal : "considérant que le service mobilité a remis un avis favorable sur la demande : qu’il s’agirait dans un futur de pouvoir continuer la rue Vandervelde pour permettre la liaison avec la rue de l’Yser/Chemin de Familleureux."

Le bourgmestre s’est montré formel : dans son chef, il ne sera jamais envisagé de laisser se concrétiser pareil projet. "Avant tout, il faut insister sur le fait qu’il n’y a aucune demande allant dans ce sens. Et si tel était le cas, nous y serions farouchement opposés. Je ne peux bien sûr répondre que de moi-même mais moi bourgmestre, cela n’arrivera jamais", a confirmé Jacques Gobert (PS).

Un refus qui se justifie par la nature et la configuration de l’axe évoqué. "Au contraire du premier tronçon, où des maisons ont été construites de part et d’autre et où un sentier carrossable existe et est nécessaire, il s’agit d’une route qui se rétrécit en un sentier pédestre qui rejoint la rue de l’Yser. Nous ne permettrons jamais une intervention sur ce sentier." Les riverains seront au moins rassurés sur ce point.